Les dépréciations d’actifs pèsent sur les résultats de Faurecia
Bien qu’affichant une nette amélioration en 2007, soutenue par les activités nord-américaines, l’équipementier doit encore faire des efforts
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Alexandre Boksenbaum
Peut mieux faire ! Faurecia a présenté des chiffres en progression, à l’exception notable du résultat net. Le groupe français a enregistré une activité en ligne avec le consensus, à 12,66 milliards d’euros pour 2007, soit un gain de 7,4 % par rapport à 2006. La croissance du groupe a été assurée par ses activités en Amérique du Nord et en Asie, avec des hausses respectives de 42 et 23,8 %, alors que le marché européen stagne avec une progression de 1,2 %, « en ligne avec l’évolution du marché automobile européen ». Comme annoncé, l’équipementier assure son « redressement », en présentant une marge opérationnelle qui a doublé grâce à la meilleure tenue des activités nord-américaines, à 121,1 millions d’euros, dépassant les attentes de 20 %, et représentant 1 % du chiffre d’affaires. De même, la perte nette s’est réduite à 237,5 millions d’euros à comparer à celle de 447,9 millions présentée l’an dernier. L’endettement s’est légèrement réduit à 1,62 milliard d’euros, contre 1,7 milliard lors de l’exercice précédent.
Du côté des analystes, on se satisfait de l’amélioration plus rapide que prévu de la marge opérationnelle et de la réduction entamée de la dette, alors que certains observateurs comme chez CM-CIC s’attendaient à une hausse. En revanche, la perte affichée est pointée du doigt. Celle-ci résulte de frais financiers en hausse de 17 %, à 101,1 millions d’euros, et d’« autres charges » non anticipées par le marché, et évaluées à 123 millions. Ces charges portent sur « des dépréciations d’actifs liées aux pertes résiduelles sur certains contrats anciens ». Georges Dieng, de Natixis Securities, salue toutefois la performance d’ensemble, mais s’inquiète de la position acquise aux Etats-Unis. Selon lui, « c’est un pas dans la bonne direction, mais le risque de ralentissement aux Etats-Unis indique qu’ils doivent maintenant aller plus vite ».
Faurecia reste néanmoins confiant pour 2008. Le groupe de Nanterre s’attend ainsi à une amélioration « significative » de sa marge opérationnelle et vise une « réduction de son endettement ». Pour y parvenir, Faurecia a confirmé son plan de redressement 2008-2010. En 2010, la société espère atteindre une marge opérationnelle de 3 %.
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