Les banques ont fait quelques progrès en matière de tarification
D’après une étude de la CLCV, les banques mutualistes ont notamment fait des efforts pour harmoniser leurs tarifs l’année dernière
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Annelot Huijgen
« Nous avons déjà obtenu que les banques transmettent un récapitulatif annuel des commissions bancaires prélevées, même si c’est a posteriori malheureusement. Nous allons nous mobiliser cette année pour améliorer la mobilité bancaire », avance Reine-Claude Mader, présidente de la CLCV. Vendredi, au lendemain de la réunion au Comité consultatif du secteur financier (CCSF), l’association de consommateurs a publié, avec Mieux Vivre Votre Argent, sa deuxième enquête annuelle sur la tarification bancaire. Les prix pratiqués, au premier février 2008, dans 114 banques régionales et nationales, en métropole et aux Antilles, ont été passés en revue. Les mêmes profils types («petit consommateur», «couple actif», «couple boursicoteur») ont été retenus pour calculer leurs factures annuelles composées de services à la carte, dont un client sur deux (d’après un sondage de MV2/SSI pour la CLCV) dit ignorer le montant.
« Globalement, la tendance est à la modération, voire à la baisse des prix », se réjouit la CLCV. Les banques mutualistes sont toujours caractérisées par de gros écarts tarifaires, même si leurs organes nationaux ont commencé à les pousser à une harmonisation des prix. Ainsi, relève l’étude, Crédit Agricole a ramené les écarts de 1 à 3 en 2008, contre 1 à 7 l’an dernier. La banque peut se féliciter de voir sept caisses régionales figurer au classement des dix banques les moins chères (hors frais d’incidents de paiement). BNP Paribas reste la seule banque nationale à figurer dans le classement de tête pour ce profil, même si la « tarification spécifique qu’elle applique aux Antilles lui fait rejoindre le classement des banques les plus chères pour cette région ».
Pour les «couples actifs», les tarifs sont globalement en baisse : celle-ci est même «particulièrement significative» dans les réseaux du Crédit Agricole et des Banques Populaires. «Contrairement à sa réputation, la Banque Postale est très représentée danslesclassements avec les produits destinés aux clients actifs à la Bourse», remarque la CLCV. Quant aux banques en ligne (Axa Bank et Boursorama), elles n’ont pas été intégrées aux différents classements, car, même si leur offre est «souvent très bon marché, leur faible nombre d’agences ne permet pas de les comparer avec leurs concurrentes «en dur"».
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