Alors que l’économie mondiale reste sur la voie d’une reprise timide, les marchés tirent profit de la liquidité que les banques centrales leur fournissent
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A. Wannesson-Raynaud, Schroders
Tandis que l’économie américaine devrait renouer avec un rythme de croissance plus soutenu, la Banque centrale américaine n’a pas déçu les attentes des marchés. La Fed poursuit en effet son programme de rachat d’actifs et maintient ses taux à leur niveau plancher. Toutefois, Janet Yellen a apporté quelques nuances à son appréciation du marché du travail, le taux de chômage étant comme on le sait l’indicateur central de la Fed, celui qui déclenchera les premières hausses de taux.
Ainsi, avec une appréciation encore plus conservatrice de la baisse potentielle du taux de chômage (en introduisant parallèlement la notion de taux de participation au marché du travail à son analyse), la rhétorique de la Fed a été une fois de plus saluée par les marchés. Janet Yellen semble ainsi suivre la tradition de ses deux prédécesseurs en fournissant toute la liquidité nécessaire à la hausse des marchés financiers.
De l’autre côté de l’Atlantique, l’action de la BCE a elle aussi constitué le principal carburant de la hausse des marchés, avec l’annonce de la baisse des taux y compris un taux de dépôt négatif, de nouvelles opérations de refinancement à long terme (LTRO), un programme d’achats d’actifs (ABS) et la fin de la stérilisation des achats d’actifs passés. Si ces mesures étaient anticipées, les marchés ne les attendaient pas forcément toutes d’un coup.
Au total, la liquidité fournie par les banques centrales reste le principal moteur de l’appréciation des marchés, tant du côté des actions que des obligations. Tant que les banques ne semblent pas prêtes à recycler cette liquidité dans l’économie réelle par une hausse significative des volumes de crédit, les actifs financiers resteront les premiers bénéficiaires de l’action des banques centrales.
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