Les banques centrales restent à l’écart des titres d’Etat américains
Les investisseurs privés ont sauvé le bilan des flux de capitaux aux Etats-Unis. Si les actifs à long terme américains ont attiré 19,1 milliards de dollars de capitaux en janvier (voir graphique), c’est uniquement grâce aux acteurs privés (40,3 milliards de dollars d’achats). Les banques centrales sont de leur côté restées sur la réserve (4,2 milliards de cessions nettes). Les obligations d’Etat (T-Bonds) donnent une bonne illustration du phénomène. Alors que les acteurs privés en ont acheté pour 60,8 milliards, les banques centrales n’en ont pris que pour 600 millions, vingt fois moins que la moyenne des douze mois précédents.
En ajoutant les ventes de 25,8 milliards sur les titres courts (T-Bills), le solde des opérations des banques centrales s’avère même très nettement négatif (-25,2 milliards). Les banques centrales ont ainsi poursuivi le mouvement entamé au mois de décembre. A l’époque, elles avaient ramené leurs positions sur les Treasuries de 2.732 à 2702 milliards de dollars. En janvier, leurs détentions sont tombées à 2.677 milliards (dont 508 milliards de T-Bills).
Premier investisseur en Treasuries, la Chine a de nouveau allégé ses positions en janvier à 889 milliards de dollars (-5,8 milliards de dollars). Depuis la fin octobre, les détentions chinoises ont été réduites de plus de 5%. Si bien que la Chine ne captait plus en janvier «que» 24% des Treasuries en circulation contre 26,3% trois mois plus tôt. Dimanche, le Premier ministre chinois Wen Jiabao s’est à nouveau inquiété de l’impact de la volatilité du billet vert sur les actifs chinois libellés en dollars.
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