Les banques augmentent leur exposition à l’international
Les engagements des banques à l’international sont repartis à la hausse au troisième trimestre 2010. D’après les dernières données de la Banque des règlements internationaux (BRI), ils ont progressé de 2,2 % après une croissance de seulement 0,1 % au deuxième trimestre, en données ajustées des variations de change notamment. Les prêts internationaux aux banques des pays émergents et des centres offshore ont encore augmenté entre juillet et septembre, note la BRI. Les crédits bancaires et les dettes obligataires au profit des résidents d’Amérique latine ont grimpé de près de 10% et ceux contractés par des résidents d’Asie-Pacifique de 8%. Pour la première fois depuis le troisième trimestre 2008, les prêts bancaires à destination de l’Europe centrale sont aussi en hausse.
Après un recul au deuxième trimestre, les engagements dans les pays développés auprès des acteurs bancaires et non bancaires sont aussi en forte hausse, rapporte la BRI. A l’opposé du deuxième trimestre, les prêts libellés en dollars ont augmenté de 5,2 % sur la période tandis que ceux en euro ont diminué. Au deuxième trimestre, l’euro avait baissé face au dollar, puis il s’est repris entre juillet et septembre.
Dans ses annexes, la BRI publie les dernières données sur les engagements bancaires dans les pays périphériques européens. Les engagements des banques étrangères en Grèce ressortent à 170,7 milliards de dollars, ceux en Irlande s’établissent à 563,6 milliards, ceux au Portugal à 223,5 milliards et ceux en Espagne à 798,5 milliards, tous en hausse. Les données de la BRI étant libellées en dollar, elles tiennent compte de l’appréciation de plus de 11% de l’euro par rapport au dollar durant le troisième trimestre. En conséquence, la progression des engagements vis-à-vis des pays périphériques s’explique surtout par l’effet devise. La BRI publiera ses données définitives et détaillées le 14 mars prochain.
Toutefois, malgré l’appréciation de l’euro, les engagements au Portugal ont peu augmenté, principalement en raison de la baisse de l’exposition des banques étrangères au secteur bancaire portugais. La BRI indique aussi que la part des engagements dans le secteur portugais est passée de 22 à 21% au troisième trimestre.
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