L’euro/dollar, qui se traitait autour de 1,45 vendredi, a reculé de 3,1 % depuis le 1er février
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Tân Le Quang
L’euro a amorcé une dynamique baissière des plus brutales face au billet vert. L’euro/dollar, qui se traitait à 1,45 vendredi, a reculé de 3,1 % depuis le 1er février où il a atteint 1,4950. Le résultat des craintes d’un fort ralentissement économique en zone euro et des anticipations accrues de baisse des taux de la BCE, après le discours moins restrictif de son président. Alors que le marché anticipe à présent quatre baisses de taux de 25 points de base (avril, juin, septembre et décembre), les niveaux de volatilité sur la parité (10,5 % à une semaine, 10 % à un mois) témoignent de la réappréciation des investisseurs quant à l’évolution de l’euro à court terme. Si le Panel Agefi Changes de février montre une prévision moyenne de 1,47 à horizon 3 mois, certains ont ajusté leur prévision de janvier : BNP Paribas voit la parité à 1,41 d’ici à 3 mois, contre 1,47 auparavant. HSBC est passé de 1,45 à 1,43 et Morgan Stanley de 1,44 à 1,43. D’autres voient une baisse de l’euro limitée du fait des faibles taux d’intérêt américains.
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