Les annulations d’IPO talonnent les opérations menées à bien
Elles se sont élevées à plus de 83 milliards de dollars en 2008. Un chiffre deux fois et demi plus élevé que ceux de 2006 et de 2007
Publié le
Ajouter à vos sources préférées
Ajouter en favori
Olivier Decarre
Parler de plongeon des IPO n’est pas exagéré. Selon les chiffres de Thomson Reuters, les volumes atteindront à peine 91,75 milliards de dollars en 2008. Soit une baisse de 71 % par rapport au record de 322,9 milliards de 2007. Pour retrouver des résultats plus faibles, il faut remonter à 2003 (59,1 milliards). Et encore le marché a-t-il bénéficié de l’opération de Visa (19,6 milliards). A elle seule, elle a apporté plus de 20% des volumes annuels.
Elle permet aussi aux Etats-Unis de rester en pointe. Bien qu’en retrait de moitié, les volumes outre-Atlantique (26,8 milliards) demeurent les plus importants de par le monde. En revanche les autres places occidentales souffrent qu’il s’agisse des volumes quasi nuls à Paris ou en baisse de 82% (9,4 milliards) à Londres. A l’inverse, la montée en puissance des émergents se confirme. Les places chinoises, indienne et brésilienne ont à elles seules capté 26,4 milliards de dollars, soit près de 30% des volumes placés dans le monde.
Mais le chiffre le plus marquant provient des annulations d’IPO, à l’image de celle de Deutsche Bahn. Deux fois et demi plus élevés qu’en 2006 et 2007 (voir graphique), les volumes en question dépassent les 83 milliards de dollars et sont donc proches d’égaler les montants placés. Si le nombre d’opérations annulées a augmenté de 61 % (286) en un an, la taille moyenne des IPO remises en cause est elle aussi en hausse (+54% à 291 millions de dollars).
Ce bilan laisse bien un espoir: le pipeline est fourni avec plus de 85 milliards de dollars d’IPO dans les tuyaux. Mais il n’est pas certain que les émetteurs soient prêts à tenter l’aventure sur la première moitié de 2009.
Le ministère de la Planification et du Budget a dévoilé vendredi les grandes lignes du « Fonds du futur », un véhicule d'investissement stratégique destiné à recycler les recettes fiscales « exceptionnelles » générées par le supercycle des semi-conducteurs et de l'intelligence artificielle.
Anthropic pourrait déposer son dossier d’IPO dès la fin du mois, pour devancer son rival OpenAI. Il affirme qu’il pourrait égaler ou dépasser le montant de l'introduction record de SpaceX.
La boutique norvégienne Norselab Credit Management lance son quatrième fonds en moins de quatre ans, étendant sa plateforme crédit aux secteurs du shipping (transport maritime), des services pétroliers et de l’exploration-production, selon HedgeNordic. Norselab Shipping & Energy démarre avec 1 milliard de couronnes norvégiennes (NOK) de capital engagé apporté par la famille Odfjell, dont la fortune a été bâtie via des sociétés telles qu’Odfjell Drilling et Odfjell Technology.
Les indices PMI flash montrent une légère accélération de la croissance en août, surtout portée par le rebond manufacturier, en dépit du Moyen-Orient et de la canicule en Europe. L’emploi se reprend tandis que les pressions sur les prix s’apaisent.
La Corée du Sud n'est plus un simple sous-traitant de l'électronique grand public, mais un maillon structurellement indispensable, et difficilement substituable, de l'infrastructure mondiale de l'intelligence artificielle.
Confiante après un bon démarrage 2026, la branche assurance du Crédit Agricole s’est mise en quête de nouveaux relais de croissance. Le lancement fin juillet d’une nouvelle entité baptisée Insurance Partners doit notamment lui permettre de développer les activités hors groupe et hors banque à l’international.
Le compte à rebours est peut-être lancé pour les ETF World, S&P 500 et Nasdaq logés dans le PEA. Une note interprofessionnelle du 24 juillet 2026 laisse entrevoir la fin de l'éligibilité des ETF synthétiques exposés hors Europe, au PEA.
Face au fléau des graffitis qui enlaidissent Paris et qui coûtent 7 millions d’euros par an, le nouvel édile socialiste, héritier d’une mairie divisée entre indulgence et répression, hésite encore
Le candidat Renaissance à l’élection présidentielle a été ciblé par au moins quatre opérations de désinformation venues de l’étranger en deux semaines.
SERIE D’ETE. Deux droites, une même étiquette, mais parlent-elles vraiment la même langue ? Entre Les Républicains français et le Parti républicain américain, les lignes bougent, se croisent et parfois s’opposent