«Les annonces de la BCE nous conduisent à donner un léger avantage aux actions euro»
Rachid Medjaoui, adjoint au directeur de la gestion de La Banque Postale AM
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Bruno de Roulhac
- L’Agefi : Quels indices bénéficient du plus fort potentiel de rebond ?
- Rachid Medjaoui : Nos modèles de valorisation privilégient clairement certains marchés émergents (Chine en particulier) ainsi que le Japon. Néanmoins, la visibilité sur la croissance du PIB et sur celle des résultats, l’orientation des politiques monétaires et des taux de change et la dynamique des flux, incitent à une allocation géographique plus défensive pour les 3 à 6 prochains mois. Au-delà des mouvements tactiques, nous privilégions les actions développées aux émergentes. Si la croissance des pays émergents semble cesser de ralentir, les ajustements structurels, le calendrier politique et la perspective du virage monétaire aux Etats-Unis sont des freins à une exposition plus stratégique. Au sein des pays développés, les annonces récentes de la BCE nous conduisent à donner de nouveau un léger avantage aux actions euro par rapport à celles des Etats-Unis. Enfin, nous revenons progressivement sur le Japon afin de profiter des mesures de réduction des impôts des sociétés et de la possible accentuation de la politique monétaire de reflation.
- Dans quelle mesure les politiques des banques centrales influeront-elles sur les marchés actions ?
- Au-delà des soutiens classiques et directs à la croissance que peuvent apporter des conditions monétaires très expansionnistes (faciliter l’accès au crédit, améliorer la compétitivité en favorisant un taux de change avantageux), les banques centrales continueront d’influencer positivement les marchés actions. Dans le cas de la BCE et de la BoJ cela passera par la diminution de la prime de risque déflationniste tandis que la Fed et la BoE rassureront sur le caractère très graduel du resserrement monétaire à venir.
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