«Les actions offrent encore un potentiel d’appréciation de 5 à 10%»
Patrick Moonen, stratégiste senior chez ING IM
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Bruno de Roulhac
- L’Agefi : Quelles zones ont votre préférence pour votre allocation d’actifs?
- Patrick Moonen: Nous observons actuellement davantage de différences régionales. Cette performance régionale dépend d’une solidité relative de l’économie et des bénéfices, et de la force de décision des responsables politiques. Aussi, notre marché préféré est le Japon, qui offre une croissance des bénéfices forte (+41%), des valorisations attractives (12 fois les bénéfices attendus), dans un environnement de politique monétaire de fort soutien. Nous attendons davantage de réformes structurelles et de stimulus fiscal. Nous préférons également les Etats-Unis à l’Europe, qui reste influencée par des politiques imparfaites (comme l’illustre Chypre) et par la faiblesse de l’économie. La BCE semble moins flexible que la Fed pour stimuler la croissance. Enfin, nous sous-pondérons les marchés émergents, qui peinent à transformer leur croissance économique en une croissance des bénéfices supérieure, en raison de surcapacités et de marges à la baisse. La chute des prix des matières premières industrielles est un point négatif supplémentaire pour les marchés émergents.
- Les actions gardent-elles un potentiel d’appréciation?
- Oui, nous pensons qu’il y a encore de 5 à 10% de potentiel d’appréciation des actions, eu égard aux primes de risque élevées et à la croissance des bénéfices. La collecte provenant d’investisseurs en quête de rendement en dehors du segment obligataire est un facteur de soutien, particulièrement dans un contexte où les entreprises continuent leurs rachats d’actions, augmentent leurs dividendes et font des acquisitions par participations amicales et financées par leur trésorerie.
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