Les actionnaires et créanciers de LSK comptent leurs pertes
La structure est en cessation de paiement. Endettée à hauteur de 37 millions d’euros fin 2012, elle compte de nombreux actionnaires, tels des fonds de SPGP
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Alexandre Garabedian
C’est l’heure des comptes pour les partenaires financiers de Leyne, Strauss-Kahn & Partners. La société d’investissement luxembour-geoise, dont le fondateur Thierry Leyne s’est suicidé le 23 octobre à Tel Aviv, s’est déclarée hier en cessation de paiement. Une issue guère surprenante, l’une des filiales du groupe, Assya AM, ayant demandé le 27 octobre la protection de la justice du Luxembourg.
«Les membres du conseil d’administration de la société LSK ont découvert des engagements supplémentaires au sein du groupe dont ils n’avaient pas connaissance et qui aggravent sa situation financière délicate», a reconnu hier un communiqué. Dominique Strauss-Kahn, qui a rendu son tablier de président de la société le 20 octobre, en est la victime la plus médiatique. Dans un entretien au Parisien, l’ex-patron du FMI disait avoir eu des soupçons cet été sur certains flux financiers. Sa perte devrait se chiffrer en centaines de milliers d’euros.
Il ne sera pas le seul. Les litiges en cours avec l’assureur La Bâloise, portant sur 2 millions d’euros, et un fonds d’investissement suisse, Insch Capital Management, ont déjà été rendu publics.
Côté actionnaires, au-delà de Thierry Leyne et DSK, le capital était très morcelé, d’autant que LSK a multiplié les augmentations de capital – la dernière, de 1,14 million d’euros, souscrite par un particulier, date du 2 septembre. En octobre 2012, quatre fonds RP Sélection, gérés par la société française SPGP, ont par exemple investi un total de 2,5 millions d’euros en actions Anatevka, ancien nom de LSK, selon les documents déposés au greffe luxembourgeois. «C’est une position initiée, il y a plus de 10 ans (Compagnie Financière de Deauville), peu significative à l’époque au regard des actifs gérés et dont l’illiquidité depuis plus de quatre ans a contribué à figer cet investissement», a indiqué la société de gestion par mail à L’Agefi.
Assya AM avait ce même jour d’octobre 2012 souscrit 7,2 millions d’euros d’actions de sa maison-mère, un exemple des nombreux transferts de fonds entre les structures de la galaxie. BFM Business a rapporté qu’UBS Luxembourg, Euroclear Bank, et les suisses Pictet et EFG étaient aussi exposés.
Par ailleurs, à fin 2012, selon ses derniers comptes publiés – et approuvés avec réserve par Ernst & Young –, LSK affichait 36,7 millions de dette, dont 8,1 millions à moins d’un an, avec 8,7 millions de dette bancaire. Le Crédit Agricole Centre Loire, qui lui avait prêté 2 millions en 2010, a réussi à se faire rembourser en janvier 2013 après une mise en demeure. Sur les sept premiers mois de 2013, LSK a émis selon nos calculs 14,2 millions d’obligations en euros et 5,5 millions en dollars. Elle a accusé en 2012 une perte de 18 millions d’euros.
Le Wall Street Journal raconte l’histoire de Joe O’Donnell qui a affiné ses compétences en analyse boursière au cours d’une carrière de 13 ans dans les hedge funds, en exploitant états financiers, dépôts de titres et autres données à la recherche de signaux cachés. Il y a trois ans, il a lancé une startup, Canary Data, qui cherche à rendre obsolète une grande partie de ce qu’il faisait dans son ancien emploi.
Les gestionnaires d’actifs mondiaux qui se sont lancés en solo en Chine après que Pékin a assoupli les règles de participation au capital n’ont capté que 0,1 % du marché en cinq ans, rapporte le Financial Times, citant des données de Z-Ben Advisors. BlackRock, Fidelity, Neuberger, Allianz, AllianceBernstein et Schroders ont tous établi des sociétés de fonds détenues à 100 % après que la Chine a ouvert son secteur en 2020, investissant un total d’environ 800 millions de dollars. Mais ils ont attiré seulement 5 milliards de dollars (34 milliards de renminbi) sur les 36.500 milliards d’actifs que représente le marché à la fin du premier trimestre. Sur les six sociétés détenues à 100 % lancées depuis que la Chine a assoupli ses règles, Neuberger détient plus de 14 milliards de renminbi, BlackRock 11 milliards et Fidelity International 4 milliards de renminibi. Les trois autres ont des montants bien plus faibles, selon Z-Ben.
L’Indonesia Investment Authority (INA), le premier fonds souverain d’Indonésie, veut renforcer ses investissements dans les infrastructures liées à l’intelligence artificielle (IA) afin de profiter du boom mondial de l’investissement dans ce secteur.
Bpifrance encaisse 121 millions d'euros en cédant environ 3 % du capital de Constellium, spécialiste de la transformation de l'aluminium, alors que le titre évolue à son plus haut niveau depuis son introduction en Bourse en 2013.
Active Asset Allocation vient de renouveler son mandat de conseil auprès du CPSTI, portant sur plus de 25 milliards d'euros d'actifs. Fondatrice de cette fintech niçoise spécialisée dans l'ingénierie financière et le conseil en allocation d'actifs, Adina Grigoriu défend une approche centrée sur la perte maximale en capital plutôt que sur la volatilité.
Le fonds coté multi-actifs géré activement vise à offrir une diversification du capital à long terme, au-delà des actions et obligations traditionnelles.
Diplomate et ex-ambassadeur aux Etats-Unis, puis au Royaume-Uni, Wolfgang Ischinger préside la Conférence de la sécurité de Munich, rendez-vous incontournable des praticiens des relations internationales
Lundi 1er juin, Washington a annoncé avoir mené dans le week-end des tirs contre des systèmes de radar et de contrôle de drones dans le sud de l'Iran. De son côté, Téhéran dit avoir ciblé une base utilisée par l'armée américaine