L'économie est en panne en France et se contracte en Allemagne
Au deuxième trimestre le taux de croissance a été nul en France comme au premier, et l’activité s’est contractée de 0,2% en Allemagne.
Publié le
Agefi.fr
Le taux de croissance économique a été nul en France au deuxième trimestre, comme au premier, a annoncé ce jeudi l’Insee. Une contre-performance d’autant plus fâcheuse pour la zone euro que l’activité s’est contractée de 0,2% en Allemagne, première économie européenne, entre avril et juin, après une croissance de 0,7% sur les trois premiers mois de l’année, selon l’Office fédéral des statistiques. Pour sa part, l’Italie, troisième économie de la zone, a annoncé le 6 août être rentrée en récession au deuxième trimestre (avec un taux de -0,2% après -0,1% au premier trimestre).
Selon l’Insee, les dépenses de consommation des ménages français se sont redressées au deuxième trimestre (+0,5% après –0,5%) tandis que la formation brute de capital fixe (FBCF) totale a poursuivi son repli (–1,1% après –1%). Le repli de l’investissement en construction s’est poursuivi (–2,1% après –1,9%) et les dépenses en biens manufacturés ont reculé de nouveau (–0,5% après –0,6%), notamment en biens d’équipement et en véhicules automobiles. La baisse de l’investissement a touché les entreprises (–0,8% après –0,7%), les administrations publiques (-0,5% après 0,0%) et, plus fortement, les ménages (-2,4% après –2,9%). Au total, la demande intérieure finale (hors stocks) a progressé faiblement. Elle a contribué à l’évolution du PIB pour +0,2point (après -0,4point début 2014).
De leur côté les importations françaises ont légèrement ralenti (+0,4% après +0,6%) et les exportations un peu plus nettement (0,0% après +0,5%), le solde extérieur ayant contribué négativement à l’évolution du PIB (–0,1point), après une contribution neutre le trimestre précédent. De même les variations de stocks ont pesé légèrement sur l’évolution de l’activité: –0,1point après +0,5point début 2014.
Au deuxième trimestre, la production totale de biens et services en France est restée quasi stable (–0,1%, après +0,2%). La production de biens manufacturés s’est de nouveau contractée (–1,0% après +0,8%). La baisse de la production de biens manufacturés a résulté en partie du nombre plus élevé qu’en moyenne de jours de «ponts» potentiels au deuxième trimestre. Dans le même temps, la production de services marchands est restée assez stable (+0,1% après +0,2%). L’activité dans la construction a continué en revanche de reculer (–1,5% après –1,6%).
Pour l’ensemble de 2014, l’objectif de Bercy d’une croissance de 1% paraît bien compromis ainsi que celui d’une baisse du déficit budgétaire (3,8% prévu en 2014). La Banque de France a prévenu début août que la croissance française pourrait se limiter à 0,2% au troisième trimestre. Pour 2014, de nombreux économistes et institutions internationales ont déjà révisé à la baisse leurs attentes pour la croissance française attendue autour de +0,5%. En 2013 la croissance a été de +0,4%, selon l’Insee, après une stagnation en 2012.
En Allemagne, l’affaiblissement des exportations et de l’investissement, tout particulièrement dans la construction, a pesé sur l'économie au deuxième trimestre. Toutefois sur l’année 2014, les économistes tablent sur une croissance de près de 1,4% outre-Rhin.
En pleine préparation du budget 2027, le ministère de l’Economie et des Finances compte ouvrir le débat public avec des scénarios et des propositions d'arbitrages élaborés par quatre experts. Sans forcément les prendre en compte.
En quinze ans, près de 9.000 milliards d’euros pourraient changer de mains en France. Derrière ce chiffre, devenu omniprésent, se trouvent une fondation et trois auteurs à l’origine d’une estimation désormais largement reprise dans les médias et le débat politique. Ce calcul est appelé à peser sur les discussions autour du patrimoine, de l’héritage et des inégalités à moins d'un an des présidentielles.
Le partenariat annoncé en 2024 est reconduit et élargi pour trois ans. Le groupe bancaire et la start-up se félicitent du succès de leurs travaux en commun mais insistent chacun sur le caractère non exclusif de l'union.
Le prestataire de tiers-payant qui travaille avec un grand nombre de complémentaires santé et de courtiers subit pour la deuxième fois en deux ans une attaque de grande ampleur sur ses données. Un épisode qui fragilise encore la chaîne de gestion des prestations de santé.
La Banque centrale européenne constate que le risque encouru par les institutions financières européennes concernant le crédit privé reste faible. Les assureurs et les fonds de pension seraient davantage touchés que les banques en cas de crise grave.
S’exposer aux marchés américains ou spéculer contre l’économie tout en bénéficiant d’un avantage fiscal. Voilà la promesse faite depuis quelques années par les principaux fournisseurs d’ETF.
A peine entrouvert par Jordan Bardella, le débat sur les retraites révèle une fracture plus profonde : celle d’un parti hésitant entre une tradition de protection sociale et une vision plus contributive et responsabilisante du système. Des flottements qui inquiètent jusque dans ses rangs
Les Etats-Unis ont procédé à des frappes dans la zone de Bandar Abbas, ville portuaire du sud du pays donnant sur le détroit d'Ormuz. Le gouvernement américain doit se réunir à Camp David pour évoquer les négociations.
Faute de moyens budgétaires, le Président s’est mis en scène comme fédérateur et catalyseur d’initiatives des entreprises pour accélérer l’électrification du pays, présentée comme la continuité de son discours de Belfort en 2022. Coup de com' ou émulation ?