Le volume d’émissions devrait rester important dans les prochains mois
Stefan Isaacs, gérant des fonds crédit européens chez M&G Investments
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Violaine Le Gall
L’Agefi : Le marché primaire des obligations non financières en euro peut-il rester aussi actif sur les mois à venir ?
Stefan Isaacs : Nous avons assisté à de nombreuses nouvelles émissions d’obligations d’entreprises de type investment grade au cours des derniers mois, qui s’expliquent par le fait que les émetteurs tirent parti du dégel sur les marchés de crédit pour refinancer leur dette existante et lever des capitaux, étant donné qu’il est actuellement très difficile d’emprunter auprès des banques. Le volume d’émissions devrait rester important dans les prochains mois. Les banques sont toujours dans une situation très tendue et je ne pense pas que nous retrouverons un environnement de crédit « normal » d’ici un bon moment. Les investisseurs comme nous ont un avantage car, avec des options alternatives de financement limitées, les sociétés veulent s’assurer que leurs nouvelles émissions sont totalement souscrites. Comme ils ne peuvent se permettre de rencontrer un accueil mitigé, ils proposent ces émissions à des conditions très attractives par rapport aux obligations déjà émises.
Dans ce contexte, quelle est votre stratégie ?
Nous allons continuer à investir, entirant profitdes nouvelles émissions sur une base sélective. Notre stratégie d’investissement ne va pas changer. Cependant nous évitons toujours les financières et trouvons le plus de valeur dans des entreprises non cycliques notées A et BBB qui devraient être mieux armées pour faire face au déclin économique, comme par exemple dans le secteur des utilities (services aux collectivités) et des télécommunications.
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