Le vent de panique sur les marchés actions n’a pas épargné les pays émergents
Après une chute de 6 à 19 % en début de semaine, les Bourses des zones émergentes ont néanmoins rebondi hier
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Tân Le Quang
Le scénario d’une récession de l’économie américaine et de ses possibles effets sur le reste du monde a pris cette semaine une nouvelle dimension. A un tel point que le vent de panique qui s’est emparé des Bourses en zone euro a aussi soufflé sur celles des pays émergents très prisées par les investisseurs pour leur rendement.
De lundi à mercredi, la symbiose fut parfaite entre les marchés des pays développés et celles des Bric. Sur cette période, le CAC 40 a perdu 9 % alors que les indices RTS (Russie), SSE Composite (Shanghai), Sensex (Bombay) et IBOV (Sao Paulo) ont respectivement reculé de 13 %, 9 %, 7 % et 6 %. Les pires performances boursières depuis ce début d’année viennent de Turquie (-19 %), de Thaïlande (-15 %), d’Inde (-15 %), de Pologne (-14 %) et du Chili (-13 %). L’Egypte et le Mexique ont été les zones ayant le moins souffert de la débâcle générale, leur indice ne perdant que 4 % depuis le premier janvier.
Toutefois, les bourses des régions émergentes ont, hier, rebondi de 3 à 6 % selon les zones, le récent effondrement des valorisations offrant des opportunités d’investissement. Dans l’enquête réalisée par Merrill Lynch auprès des gérants de fonds et publiée le 18 janvier, l’indicateur de liquidité et de risque de la banque donnait un « signal d’achat » pour les actions des pays émergents. Vu le manque de conviction des investisseurs sur les zones Etats-Unis/Europe sur un horizon d’un an, l’étude montrait que 20 % des sondés, en net, avaient l’intention de surpondérer leur portefeuille sur les marchés émergents.
L’activité sur le marché primaire crédit euro a nettement repris avec 20 milliards d’émissions. Les banques ont surpris avec des émissions de titres subordonnés. Côté corporate, Thales a émis des obligations dans le cadre du refinancement de l’acquisition d’Exail.
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