Le très faible niveau de la volatilité implicite est rassurant
Le graphique ci-contre montre la relation historique entre la volatilité implicite de l’indice S&P 500 (le VIX) et les rentabilités futures de l’indice S&P 500 à l’horizon de 6 mois.
Les volatilités implicites sur les différentes classes d’actifs ont touché ce mois-ci des points bas qui n’avaient pas été observés depuis plusieurs années.
Aux Etats-Unis, l’indice VIX était début juin inférieur à 11. Depuis 1990, seulement 2% des journées ont vu le VIX inférieur à ce niveau.
Certains analystes s’en inquiètent et y voient une manifestation du «paradoxe de la tranquilité». Les investisseurs seraient trop complaisants à l’égard du risque et ignoreraient les fragilités ou déséquilibres potentiels en formation. Il est vrai que les crises se préparent lorsque «tout va bien» selon l’auteur américain Hyman Minsky, c’est-à-dire lorsque la croissance économique est associée à des taux d’intérêts bas. Toutefois, il serait péremptoire d’associer systématiquement faible volatilité et catastrophes à venir.
Le graphique montre qu’historiquemment, la probabilité d’observer une rentabilité à 6 mois inférieure à -5% est nulle dès lors que le VIX est inférieur à 15 (trait vertical). Cette probabilité monte à 28% lorsque que le VIX est compris entre 15 et 25.
Il ne s’agit pas ici bien entendu d’une relation théorique mais plutôt l’illustration qu’un faible niveau de la volatilité implicite par le passé n’a pas été associé à un risque de catastrophe important.
Le faible niveau de la volatilité implicite n’est donc pas un sujet d’inquiétude en soi.
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