En refusant la politique à taux zéro, la BCE maintient des conditions de financement à court terme plus élevées qu’elles ne le sont dans les autres zones monétaires. En ne procédant pas à des achats fermes de dettes, la BCE ne fait pas baisser les taux d’intérêt à long terme, contrairement à ce à quoi s’attachent la BoE, la Fed et la BNS. Enfin, si les liquidités supplémentaires qui sont injectées sur le marché interbancaire font bien enfler la base monétaire, elles ne conduisent pas à une baisse significative des taux de marché. On voit alors sans surprise que la courbe swap en euro est toujours de 35pb supérieure à la courbe swap en dollars. Les conséquences immédiates pour la zone euro de cette politique sont doubles.
Tout d’abord, la BCE crée les conditions d’une appréciation de la devise. L’euro s’est renchéri de 5% contre dollar depuis l’annonce d’achat de dette publique par les autorités monétaires américaines et l’intervention de la Banque nationale suisse pour affaiblir le franc. Or, une hausse de 10% de l’euro contre dollar ampute la croissance européenne de 0,5% de PIB par le commerce extérieur et fait économiser 0,1 point d’inflation via le prix des matières premières, énergétiques et autres. Dans un contexte récessif prononcé, où les craintes déflationnistes se renforcent, l’appréciation de la devise laisse donc s’accroître les risques économiques.
Ensuite, l’absence d’achats fermes de dette par la banque centrale ampute l’effet revenu (croissance) de la relance européenne. Il pourrait être plus important si la BCE s’appliquait à faire baisser les taux longs directement. Elle n’épaule donc guère les politiques budgétaires, l’ouverture des déficits publics est «gaspillée» en partie par la politique monétaire. Il y a donc urgence à baisser une nouvelle fois le taux repo dès le conseil monétaire d’avril.
Le groupe français a annoncé l'acquisition de Made Group, qui affiche 300 millions d'euros de chiffre d'affaires, et il monte à 100% d'une coentreprise créée avec Saputo Dairy Australia.
La Mutuelle humaniste vient d’annoncer la mise en place d’une politique d'exclusion sur toute la chaîne de valeur des énergies fossiles pour ses nouveaux investissements
Le sénateur indépendant du Vermont a déposé un texte de loi instaurant une taxe ponctuelle de 50 % en actions sur les grandes entreprises d'intelligence artificielle. Il deviendrait potentiellement le plus grand fonds souverain au monde. L'idée promeut un partage de la richesse alors que les éditeurs eux-mêmes anticipent des destructions d'emplois à cause de leur technologie.
Près de 40% des investisseurs institutionnels déplorent un manque de redistributions. Dans ce contexte, 23 % prévoient de réduire le nombre de leurs gérants au cours des trois prochaines années, selon le dernier baromètre de Coller Capital.
La Banque des territoires rejoint la démarche de place qui rassemble une vingtaine d’investisseurs institutionnels désireux de valoriser la biodiversité dans leurs investissements.
Arnaud Zegierman, sociologue, cofondateur de l’institut Viavoice
Face à la défiance rampante envers politiques et médias, un « complotisme soft » s’installe, minant la capacité collective à décider en pleine crise et fragilisant la démocratie à l’heure où tout se joue. Une société qui présuppose le mensonge de tous ses acteurs ne peut plus décider collectivement, ne peut plus réformer, ne peut plus avancer
Face à un épisode caniculaire intense, les Français souffrent, même si la Fête de la musique s’est bien déroulée, dimanche 21 juin. Au total, lundi, 49 départements sont placés en vigilance rouge canicule, et 40 sont en vigilance orange
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