En refusant la politique à taux zéro, la BCE maintient des conditions de financement à court terme plus élevées qu’elles ne le sont dans les autres zones monétaires. En ne procédant pas à des achats fermes de dettes, la BCE ne fait pas baisser les taux d’intérêt à long terme, contrairement à ce à quoi s’attachent la BoE, la Fed et la BNS. Enfin, si les liquidités supplémentaires qui sont injectées sur le marché interbancaire font bien enfler la base monétaire, elles ne conduisent pas à une baisse significative des taux de marché. On voit alors sans surprise que la courbe swap en euro est toujours de 35pb supérieure à la courbe swap en dollars. Les conséquences immédiates pour la zone euro de cette politique sont doubles.
Tout d’abord, la BCE crée les conditions d’une appréciation de la devise. L’euro s’est renchéri de 5% contre dollar depuis l’annonce d’achat de dette publique par les autorités monétaires américaines et l’intervention de la Banque nationale suisse pour affaiblir le franc. Or, une hausse de 10% de l’euro contre dollar ampute la croissance européenne de 0,5% de PIB par le commerce extérieur et fait économiser 0,1 point d’inflation via le prix des matières premières, énergétiques et autres. Dans un contexte récessif prononcé, où les craintes déflationnistes se renforcent, l’appréciation de la devise laisse donc s’accroître les risques économiques.
Ensuite, l’absence d’achats fermes de dette par la banque centrale ampute l’effet revenu (croissance) de la relance européenne. Il pourrait être plus important si la BCE s’appliquait à faire baisser les taux longs directement. Elle n’épaule donc guère les politiques budgétaires, l’ouverture des déficits publics est «gaspillée» en partie par la politique monétaire. Il y a donc urgence à baisser une nouvelle fois le taux repo dès le conseil monétaire d’avril.
Le groupe sud-coréen a relevé son objectif de redistribution au-delà de 50% de sa génération de trésorerie sur trois ans, anticipant le calendrier qu'il s'était fixé fin 2024. Il revendique ainsi la plus importante annulation d'actions propres de l'histoire pour une société cotée à Séoul.
Les marchés actions asiatiques ont enregistré mercredi leur pire séance depuis fin juillet, dans le sillage de Wall Street, affectés par la chute des valeurs du secteur des semi-conducteurs et les tensions sur les marchés de taux.
Le rachat de la banque régionale américaine sera finalisé ce jeudi 20 août. Avec cette opération, Santander entend changer d’échelle et rivaliser avec les géants du secteur.
Le lancement par Defiance ETFs du premier ETF américain dédié à la robotique humanoïde chinoise (CROB) met en lumière une domination désormais écrasante de Pékin sur ce marché naissant.
Un fournisseur d'équipements de production pour des studios de cinéma a été repris par ses créanciers après un défaut de paiement sur sa dette, a appris le Financial Times. La branche de crédit privé de BlackRock, HPS Investment Partners, ainsi que le spécialiste de la dette décotée Oaktree Capital, figurent parmi le groupe de créanciers ayant pris le contrôle la semaine dernière de MBS Group, selon des personnes proches du dossier. Les précédents propriétaires du groupe, Hackman Capital Partners et Affinius Capital, sont sortis du capital à l’occasion de cette opération, ajoutent ces sources. Hackman Capital et Affinius avaient racheté MBS en 2019 à Carlyle pour 650 millions de dollars.
Le compte à rebours est peut-être lancé pour les ETF World, S&P 500 et Nasdaq logés dans le PEA. Une note interprofessionnelle du 24 juillet 2026 laisse entrevoir la fin de l'éligibilité des ETF synthétiques exposés hors Europe, au PEA.
SERIE. Pour l'Opinion, notre chroniqueur Bernard Quiriny a rouvert des essais politiques d’hier à aujourd’hui, des classiques incontournables aux livres de circonstance oubliés
SERIE. Pour l'Opinion, l'entrepreneur et investisseur français spécialiste des cryptomonnaies, fondateur de Ledger, s’est glissé dans la peau du locataire de l’Elysée. Il réduirait drastiquement et à grande vitesse la place de l'Etat dans tous les domaines non régaliens
SERIE D’ETE (3/5). Deux droites, une même étiquette, mais parlent-elles vraiment la même langue ? Entre Les Républicains français et le Parti républicain américain, les lignes bougent, se croisent et parfois s’opposent