Le secteur de l’assurance reste optimiste et serein face à la crise actuelle
Selon la FFSA, même si la situation financière est inquiétante, elle ne devrait pas avoir d’impacts particulièrement négatifs sur les assureurs français
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Thomas Carlat
C’est sur fond de crise boursière que la Fédération française des sociétés d’assurance (FFSA) a présenté les premiers résultats du secteur pour l’exercice 2007. Crise des subprimes oblige, le marché a connu une année globalement morose. Mais si la crise financière a pu entraver l’activité, elle ne devrait pas engendrer de conséquences néfastes sur les bilans des assureurs hexagonaux. « Je ne pense pas qu’il y ait des titres en dollars dans le bilan des assureurs français », a déclaré Gérard de la Martinière. Au nom de leur gestion actifs-passifs, les assureurs déterminent toujours leurs actifs en fonction de leurs passifs, toujours libellés en euros.
Tout en reconnaissant que la situation actuelle « n’est pas merveilleuse », le président de la FFSA s’est même montré globalement optimisme et serein sur le sujet. « A ma connaissance, l’autorité de contrôle du secteur n’a pas trouvé de situation inquiétante, a commenté Gérard de la Martinière. Lasituation financière des assureurs est aujourd’hui très solide, d’autant plus qu’ils sont tous dans la perspective de Solvabilité II. » Il a également souligné que les compagnies françaises disposaient d’un certain confort financier, les plus-values latentes s’élevant à 100,5 milliards d’euros pour l’ensemble du secteur. A l’entendre, cette crise pourrait même constituer une aubaine pour le secteur. « Dans un environnement financier troublé, le bon réflexe est d’accroître son épargne financière, a-t-il avancé. Nous sommes donc sur terreau favorable au maintien d’une activité soutenue de l’assurance. »
L’activité sur le marché primaire crédit euro a nettement repris avec 20 milliards d’émissions. Les banques ont surpris avec des émissions de titres subordonnés. Côté corporate, Thales a émis des obligations dans le cadre du refinancement de l’acquisition d’Exail.
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