«Le rythme de baisse de l’euro face au dollar devrait ralentir»

Michael Nizard, gérant allocataire senior chez Edmond de Rothschild AM
Solenn Poullennec

- L’Agefi : Jusqu’à quel point les mesures annoncées par la BCE peuvent-elles faire baisser l’euro/dollar?

- Michael Nizard : Nous voyons deux principales raisons à une baisse supplémentaire : l’évolution des anticipations relatives à la politique monétaire et à la conjoncture économique. La divergence de politique monétaire de la BCE par rapport à celles d’autres banques centrales devrait continuer de peser sur l’euro contre dollar. On fait confiance à la BCE pour avoir une politique monétaire de plus en plus souple, sans avoir forcément un assouplissement quantitatif complet. Alors que les taux ont atteint un niveau plancher et que la BCE a déjà annoncé des achats d’actifs, le rythme de baisse de l’euro/dollar devrait cependant être moins soutenu que celui des derniers mois. Depuis la dernière réunion de la BCE, nous avons revu nos prévisions pour tabler sur un euro/dollar à 1,24 à trois mois et 1,21 à six mois.

- Quel est l’impact des dernières annonces de la Banque du Japon sur le cours du yen?

- Le fait que la BoJ annonce un accroissement de son programme de rachats de titres et que le fonds de pension des fonctionnaires annonce des changements significatifs dans son allocation d’actifs est vraiment de nature à entraîner une baisse du yen à moyen terme. Il est très difficile aujourd’hui d’anticiper le niveau de baisse de la devise mais si on regarde le taux de change effectif de la devise sur les 30 dernières années, on réalise qu’il y a encore de la marge à la baisse compte tenu des mesures annoncées. Nous restons ainsi investis sur les actions japonaises, tout en continuant de couvrir l’exposition à la devise nippone pour éviter de perdre une partie de nos gains.

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