Le Royaume-Uni devrait réviser en baisse ses besoins de financement
La reprise de l’activité au Royaume-Uni donne de l’air au gouvernement. Le déficit budgétaire britannique, hors transferts au secteur bancaire, est revenu à 8,1 milliards de livres au mois d’octobre, alors qu’il était de 8,3 milliards un an plus tôt. Sur les sept premiers mois de l’année fiscale, la baisse du déficit atteint 5,8 milliards de livres sur un an.
Les recettes fiscales globales ont progressé de 3,2%, celles tirées de la TVA de 6,4% et celles issues des droits de timbre de 46%. Dans le même temps, les dépenses augmentaient à un rythme nettement plus modéré de 1,2%. Dans ce contexte, le déficit cumulé sur douze mois glissants est, à 109,2 milliards de livres, bien en dessous des 120 milliards (7,5% du PIB), anticipés par le bureau des prévisions budgétaires britannique (OBR) pour l’année fiscale en cours.
«Certaines des récentes envolées des recettes fiscales pourraient être saisonnières (les recettes tirées de l’impôt sur le revenu ont été déformées par le paiement différé des bonus), mais l’impact de la reprise économique ne s’est certainement pas encore fait sentir», estime en outre Citigroup. RBS table ainsi sur un réajustement à la hausse des prévisions de croissance du gouvernement, de 0,6% inscrit dans le budget 2013-2014 en mars dernier, à 1,4%. De quoi permettre à Londres de ramener le déficit à 109 milliards sur 2013-2014, et de battre les prévisions de l’OBR de respectivement 20 milliards et 24 milliards sur 2014-2015 et 2015-2016, selon Citigroup.
Dans ce contexte, les besoins de financement de l’Etat britannique devraient être également réduits. En mars dernier, le Trésor prévoyait des besoins de 113,9 milliards de livres, auxquels s’ajoutent 51,5 milliards de tombées à refinancer pour l’année fiscale, soit un montant total de 168,5 milliards. A la suite de la réduction plus forte que prévu du déficit, RBS prévoit une diminution des besoins de 16 milliards sur l’année, ainsi ramenés à 152,5 milliards.
En complément de la baisse de 8 milliards de livres du stock de titres détenus par le Trésor, d’un montant de 41 milliards, le département pourrait choisir d’annuler une émission, ou de réduire d’un milliard en moyenne le montant émis sur les quatre adjudications de Gilt prévues pour clôturer son programme annuel. Les 4 autres milliards proviendraient d’un réduction des émissions de titres à court terme.
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