Le résultat net de Société Générale est finalement réduit de 80 % en 2007
Le groupe, qui pèche par ses activités de banque de financement et d’investissement, publiera ses chiffres définitifs le 21 février
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Sylvie Guyony
Daniel Bouton, PDG de Société Générale, a voulu expliquer que « la force de tous les métiers » et l’implication des 130.000 salariés ont permis au groupe d’enregistrer des résultats positifs dans un contexte de crise. « Nous étions en situation d’annoncer un résultat de 5,5 milliards d’euros », a-t-il affirmé. Ainsi, les revenus de la banque de détail ont augmenté de 4,7 %, soit plus que prévu en début d’année, avec « une amélioration de la marge d’intérêt et une baisse du coefficient d’exploitation », tandis que le résultat net de 2007 progresse de 40 % pour les réseaux à l’étranger, de 35 % pour la banque privée et de 14 % pour les services financiers spécialisés. Toutefois la gestion d’actifs est impactée par des sorties des fonds monétaires après la crise de l'été (lire ci-dessous). Quant aux activités de banque de financement et d’investissement, elles seront en perte d’environ 2,3 milliards d’euros sur l’exercice.
Finalement le résultat net devrait être compris pour 2007 entre 0,6 et 0,8 milliard (contre 5,22 milliards en 2006). Puisqu’il y a eu fraude. Celle-ci ne doit pas masquer par ailleurs les 2,05 milliards d’euros de nouvelles dépréciations d’actifs liées à son exposition via des CDO (crédits structurés) au secteur immobilier et aux rehausseurs de crédit américains. Ces dépréciations étaient attendues, mais elles s’avèrent lourdes.
Dans le détail, Société Générale enregistre une dépréciation de 1,1 milliard au quatrième trimestre sur la base d’hypothèses de pertes cumulées sur des CDO non couverts, laissant une exposition résiduelle de 3,6 milliards. Une autre dépréciation forfaitaire de 550 millions est relative à l’exposition aux assureurs « monoline », laissant une exposition nette réelle de 700 millions d’euros, pour une exposition brute de départ s’élevant à 1,8 milliard « incluant 1,35 milliard au titre d’une exposition brute au secteur résidentiel américain d’un nominal de 7,9 milliards d’euros, dont 4,3 milliards de sous-jacents subprime », explique le groupe. Enfin, 400 millions d’euros ont été ajoutés par Société Générale comme des provisions additionnelles non allouées pour ces deux risques.
Par ailleurs, le portefeuille de RMBS subprime, qui s’élevait à 550 millions d’euros au 30 septembre, a été couvert, déprécié ou vendu de sorte qu’à fin 2007, l’exposition résiduelle est d’environ 35 millions d’euros.
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