« Le recul des marchés crée des opportunités »
L’Agefi : Votre surpondération en actions se justifie-t-elle toujours au regard du recul des Bourses depuis le début mai ?
Eric Mijot : En effet, après avoir profité de bonnes publications de résultats, les marchés se sont focalisés sur les risques : la problématique de la dette grecque, de mauvaises données économiques notamment sur le chômage aux Etats-Unis, et la perspective de la sortie du Quantitative Easing aux Etats-Unis. A ce stade du cycle, la croissance des profits est essentielle pour porter un jugement sur les actions.
Historiquement, la croissance des profits des sociétés est positive quand la croissance économique mondiale est supérieure à 3%. Or le FMI vient justement de réaffirmer qu’il attend +4,3% pour l’année en cours et +4,5% pour 2012. Cela est donc rassurant même si le consensus des analystes, qui prévoit une hausse des profits de 12% dans la zone euro et de 16% au niveau mondial pour les 12 prochains mois, est un peu trop optimiste. Comme les profits tiennent, le recul des marchés crée plutôt des opportunités sans que l’on soit euphorique pour autant.
Le contexte actuel n’incite-t-il pas à adopter une allocation plus défensive ?
Il est vrai que la phase de rebond du cycle est derrière nous. Nous préconisons donc une allocation équilibrée au niveau des actions entre secteurs cycliques et défensifs. Remarquons d’ailleurs que la croissance provient maintenant en grande partie des pays émergents et ne consiste plus en une amélioration mécanique des résultats. Cette thématique transversale est valable tant pour les cycliques que les défensives.
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