Le recentrage de PPR devrait contribuer à réduire sa décote de holding
En marge des cessions annoncées, PPR s’est dit confiant dans la poursuite du dynamisme de sa croissance organique, qui a atteint 6,4 % fin 2007
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Yves-Marc Le Réour
PPR a publié des ventes supérieures aux attentes au quatrième trimestre 2007, en hausse organique de 6,4 % à 5,87 milliards d’euros, anticipant également une croissance « remarquable » de ses résultats pour 2007 et « une nouvelle progression de l’activité et de la rentabilité en 2008 malgré les perspectives de ralentissement mondial ». La percée accélérée du luxe dans les pays émergents ainsi que la forte progression des ventes de la Fnac et de la CFAO (distribution pharmaceutique et automobile en Afrique) ont largement compensé le recul de l’ameublement (Conforama) et de la vente à distance (Redcats). Dopé par la consolidation de Puma depuis avril, le chiffre d’affaires publié est ressorti en hausse de 15,1 %.
Les analystes saluent la cession prévue « dans les prochaines semaines » d’YSL Beauté à L’Oréal à un prix jugé élevé (1,15 milliard d’euros) pour une activité qui « n’avait pas la taille critique au sein du groupe », comme le souligne CM-CIC Securities, d’autant plus que PPR gardera la propriété des marques YSL et Boucheron qui feront l’objet d’un contrat de licence avec des redevances à la clef. Outre un impact positif sur l’actif net réévalué, cette transaction aura un aspect légèrement relutif sur les bénéfices de PPR en 2008, sans compter une plus-value de cession non quantifiée.
Le recentrage devrait se poursuivre de façon plus marginale avec la vente de Surcouf, chaîne de distribution de matériel électronique grand public qui a réalisé en 2007 des ventes de 247 millions d’euros. « Nous sommes à la recherche de co-investisseurs pour en céder le contrôle », a précisé Jean-François Palus, directeur financier de PPR. Tout en réduisant le niveau d’endettement du groupe, ces restructurations combinées au lancement d’un plan de rachat d’actions devraient amoindrir sa décote de conglomérat auprès des investisseurs, le titre ayant d’ailleurs gagné 12,1 % hier contre +5,2 % pour le Stoxx 600.
L’activité sur le marché primaire crédit euro a nettement repris avec 20 milliards d’émissions. Les banques ont surpris avec des émissions de titres subordonnés. Côté corporate, Thales a émis des obligations dans le cadre du refinancement de l’acquisition d’Exail.
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