Le Qatar fait la promotion de sa place financière en France

La Qatar Financial Center Authority (QFCA) démarche les gestionnaires d’actifs étrangers pour qu’ils développent leur activité dans l'émirat
Krystèle Tachdjian

Le Qatar ne se contente pas de déployer sa politique d’acquisitions à l’international à travers son fonds souverain Qatar Investment Authority. Le pays mobilise aussi toutes ses forces pour séduire les investisseurs étrangers et tenter de faire concurrence aux autres plates-formes financières du Golfe comme Dubaï.

«Nous souhaitons attirer les institutions financières internationales pour qu’elles s’implantent au Qatar, et nous aident à développer notre secteur financier», explique à L’Agefi Shashank Srivastava, le directeur général et chef de la stratégie de développement de la Qatar Financial Center Authority (QFCA), de passage à Paris et à Londres.

Dans une optique d'échange mutuel, la QFCA avait signé en 2009 un accord de coopération avec Paris Europlace en 2009 en vue de contribuer au développement des services financiers dans les deux pays.

Etablie par le gouvernement qatari en 2005 et basée à Doha, cette entité se concentre sur la promotion des activités de gestion d’actifs, de réassurance et de captives d’assurance dans la région. «La crise financière a eu un impact positif pour nous car elle pousse les asset managers occidentaux confrontés à la chute des actifs sous gestion à venir chercher de la croissance dans nos marchés émergents», insistent les représentants de QFC Authority. Le montant des actifs liquides détenus par les Qataris les plus riches, essentiellement tirés des richesses énergétiques, se chiffrait à environ 27 milliards de dollars à la fin de l’année 2010. Mais à peine 6 milliards seulement étaient gérés par des fonds basés au Qatar. Une manne que l'émirat entend bien faire fructifier.

Depuis sa création, le centre financier et d’affaires a déjà délivré plus de 160 licences à des groupes étrangers pour qu’ils puissent exercer leurs activités au Qatar, et diffuser leur savoir-faire. C’est le cas d’Axa Investment Managers, Barclays, RBS, Goldman Sachs, McKinsey, ou encore PwC.

Pour convaincre les sociétés, QFCA n’hésite pas à mettre la main à la poche. Fin avril, elle a injecté 250 millions d’euros dans une joint-venture créée avec Barclays Natural Resources, une entité de private equity de la banque britannique. Deux ou trois autres accords de co-investissement pourraient être annoncés d’ici à la fin de l’année. Des discussions sont en cours avec plusieurs investisseurs potentiels.

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