Le programme de régulation financière du G20 reste très chargé
D’ici à novembre, les superviseurs internationaux devront notamment avoir proposé des exigences en capital pour les assureurs systémiques
Publié le
Solenn Poullennec
L’agenda de la régulation financière reste très chargé pour le G20. Les gouverneurs des banques centrales et ministres des Finances des grandes puissances se sont engagés ce week-end à terminer d’ici à novembre les réformes entamées pour renforcer les grandes institutions financières et les marchés de dérivés, limiter les risques de la finance parallèle et mettre fin au «too big to fail».
D’ici au sommet des chefs d’Etat et de gouvernement qui se tiendra au mois de novembre à Brisbane, le Comité de Bâle doit avoir présenté le fonctionnement du ratio de liquidité à long terme (NSFR) et terminé ses travaux sur les différences de calculs des actifs pondérés du risque. Le Conseil de stabilité financière (FSB) établira pour sa part les mesures censées faciliter la résolution des banques internationales systémiques. L’association internationale de supervision des assurances (IAIS) déterminera par ailleurs des exigences en capital pour les assureurs considérés comme systémiques au niveau mondial.
Soucieux que l’encadrement des institutions financières traditionnelles n’encourage pas la finance parallèle, le FSB terminera avant le sommet de Brisbane ses recommandations sur les marchés du repo et des prêts de titres, tandis que le comité de Bâle fera des propositions sur les risques résultant de l’interaction entre les banques et les établissements du «shadow banking». Les régulateurs ont encore du pain sur la planche pour mettre en musique les régulations sur les marchés des produits dérivés adoptées dans les différentes juridictions. Alors que l’Europe se méfie de l’extra-territorialité des règles américaines, les ministres des Finances du G20 ont affirmé ce week-end que «les juridictions et régulateurs devaient être capables de se confier mutuellement des responsabilités quand cela est justifié par la qualité de leurs régulations respectives».
Plus généralement, les représentants des Etats assurent qu’ils «vont mettre en œuvre les réformes de manière à promouvoir un système financier intégré global, à réduire la fragmentation et les coûts pour l’industrie». La fragmentation des régulations est un des principaux sujets de préoccupation du FSB pour l’avenir. Il invite à la réduire pour permettre de gérer au mieux les problèmes des institutions systémiques au niveau mondial, notamment ceux relatifs à la résolution.
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