Le principal impact du QE2 aura été la baisse du dollar
Le programme de rachat d’actifs de la Fed n’aura permis que de limiter la remontée des rendements obligataires
Publié le
Nuno Teixeira, Schroders
Fin juin, le second et très controversé programme d’assouplissement quantitatif (QE) de la Fed va prendre fin. En théorie, ce programme - qui s’est traduit par un gonflement du bilan de la Fed de près de 600 milliards de dollars - aurait dû s’accompagner d’un recul des taux à 10 ans de l’ordre de 50 points de base. Force est de constater que cet impact aura été limité: aujourd’hui proches de 3,15%, les taux à 10 ans sont bien supérieurs aux 2,6% observés début novembre 2010 - lorsque le programme d’achat de bons du Trésor américain a été confirmé - et s’affichent à peu près au niveau de ceux de juin 2010.
L’effet le plus marquant semble avoir été sur le niveau du dollar. L’analyse de son évolution sur une base pondérée par les échanges commerciaux montre que la valeur du billet vert a fondu de près de 13% contre un panier de devises représentatif. Les autorités asiatiques considèrent d’ailleurs que le principal objectif du QE2 était précisément d’affaiblir le dollar, la faiblesse des rendements américains poussant les investisseurs à investir sur d’autres marchés. La fin du QE2 pourrait donc se traduire par deux phénomènes: tout d’abord un renversement des flux de capitaux, favorable au dollar; ensuite, un affaiblissement temporaire du prix de certaines matières premières, comme l’or, utilisées comme une couverture contre la baisse du billet vert. L’appétit pour le risque pourrait également diminuer si un certain nombre d’opérations de carry trade (financées par des emprunts en dollars) venaient à se dénouer, augmentant ainsi les niveaux de volatilité sur les marchés de crédit et d’actions. En somme, la fin du QE2 pourrait se traduire à la fois par une remontée des taux obligataires, une plus grande volatilité des classes d’actifs à risque et une plus grande fermeté du dollar.
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