«Le premier bilan des annonces de la BCE est positif»
Jean-Luc Proutat, responsable économies de l’OCDE à la direction des études économiques chez BNP Paribas
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Solenn Poullennec
- L’Agefi : Quel premier bilan faites-vous des annonces de la BCE ?
- Jean-Luc Proutat : Positif. L’action sur les taux directeurs, couplée à l’extension jusqu’à fin 2016 de la période d’allocation illimitée et à taux fixe, a permis une baisse significative des taux d’intérêt du marché monétaire, et ce, à toutes les échéances. Ces derniers se retrouvent inférieurs à leurs homologues américains, ce qui n’était pas arrivé depuis longtemps. Cela peut favoriser la réalisation d’un objectif implicite qui est d’empêcher l’appréciation supplémentaire de l’euro. L’annonce d’opérations ciblées de prêts à long-terme a également fait baisser les rendements obligataires en «périphérie» de la zone euro. Même s’ils ne sont pas les premiers visés, les gouvernements italien et espagnol sont susceptibles de bénéficier des mesures monétaires du 5 juin. Ils se financent à des taux d’intérêt historiquement bas ce qui, en soi, n’est pas une mauvaise chose.
- Que retenez-vous de la réunion de la Fed ?
- Qu’elle s’inscrit dans la continuité des précédentes. Les achats de titres ont été freinés dans les proportions prévues et s’établissent désormais à 35 milliards de dollars par mois. Mais avec la remontée récente des chiffres d’inflation et la poursuite de la baisse du taux de chômage, on pouvait s’attendre à ce que ce geste s’accompagne de paroles un peu moins douces. Or, bien que la médiane des prévisions de taux fédéraux augmente à l’horizon 2015 et 2016, le Comité de l’open market conserve un ton assez neutre : l’évolution des prix est «globalement en ligne» avec ses anticipations, toute décision concernant les taux d’intérêt dépendra des progrès réalisés en matière de stabilité des prix et de retour au plein emploi.
Pour renforcer sa sécurité économique, l’Europe cherche à diversifier ses sources d’approvisionnement et à nouer de nouveaux partenariats. Elle doit notamment signer une alliance commerciale renouvelée avec le Mexique.
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En moins de deux mois, deux fusions transatlantiques de groupes familiaux ont capoté : le rapprochement entre Estée Lauder et Puig et les discussions entre Pernod Ricard et Brown-Forman.Les problèmes opérationnels et de gouvernance ont eu raison des projets industriels ambitieux.
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La commune d’Annay-sur-Serein a dû faire face à une problématique de taille : une eau rendue impropre à la consommation. En cause : une concentration en nitrates trop élevée. Alors que l’Agence Régionale de Santé préconisait la construction d’une usine de dénitrification, les élus ont opté pour une solution mutualisée, plus coûteuse, mais aussi plus durable