Le port de Qingdao met en lumière les travers de la finance de l’ombre chinoise
Une part des stocks de métaux revendiqués par Citic Resources s’est volatilisée, renforçant les soupçons d’utilisations multiples en garantie de prêts
Publié le
Benoît Menou
Sur les rives de la Mer Jaune, le port chinois de Qingdao est l’un des plus animés au monde. Notamment du fait de ses entrepôts de matières premières, et en l’occurrence de métaux, destinés à alimenter la croissance économique du pays. Ces matières premières servent bien souvent de garanties à des financements bancaires, à hauteur de 160 milliards de dollars en mars dernier selon Goldman Sachs (soit 31% des prêts à court terme libellés en devises étrangères).
Mais des soupçons d’enregistrements multiples de mêmes stocks en vue de l’obtention de financements supplémentaires ont conduit la justice chinoise à l’action.
Dans le cadre d’une enquête sur ces agissements par le courtier Decheng Mining, le groupe minier Citic Resources a demandé la mise sous séquestre de ses stocks à Qingdao. Las, la filiale du géant financier public Citic Group a indiqué hier que plus de la moitié du stock d’alumine qu’elle revendiquait s’était tout simplement volatilisée. Soit 123.446 tonnes sur 223.270, représentant un manque valorisé à 36 millions d’euros environ.
L’affaire a déjà suscité la réaction de nombreux intervenants encore incertains face aux pertes potentielles, comme celle de GKE, filiale de Louis Dreyfus Commodities, ou des banques Standard Chartered, Standard Bank, Citigroup ou HSBC. La perte dévoilée par Citic Resources ne serait en effet que «la partie immergée de l’iceberg» selon l’analyste d’UOB Kay Hian, Helen Lau, qui veut croire qu’«il y aura bien d’autres victimes à mesure que l’enquête sur la multi-comptabilisation progressera».
Si Citic Resources est le premier à chiffrer ses dommages, le dossier pourrait dévoiler aux intervenants du marché, à Qingdao comme ailleurs en Chine, une exposition plus importante que prévu à la finance de l’ombre dans le pays. Citant des documents réglementaires du groupe à Hong Kong et Singapour, le Financial Times relève que neuf banques internationales ont un prêt en cours à la maison-mère de Decheng Mining, Dezheng Resources.
Et selon diverses sources citées par le Wall Street Journal, les banques se montrent déjà plus prudentes dans leurs engagements, même si les analystes semblent pour l’heure espérer que le scandale ne s’étendra pas, notamment envers d’autres ports comme Shanghai bénéficiant de normes opérationnelles plus strictes.
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