Le poids de la dette immobilière reste relativement modéré en France
Dans son étude publiée hier en partenariat avec Asterès sur les crédits immobiliers des particuliers au sein des pays de l’Union Européenne, le Crédit Foncier estime que «la France s’inscrit dans une position intermédiaire au sein de l’Europe occidentale», dans un paysage néanmoins caractérisé par de fortes disparités géographiques. Les encours en Europe ont progressé de 2,6% pour atteindre 5.800 milliards d’euros. A eux seuls, le Royaume-Uni et l’Allemagne concentrent près de 40% de ce montant, la France 15% et l’Espagne 10%.
La part de l’immobilier dans l’endettement total des ménages était de 86% dans l’Hexagone à la fin de l’année 2013, contre une moyenne européenne de 85%. Avec environ 49.608 euros de dette par ménage propriétaire, la France se positionne en outre au huitième rang, loin derrière le Danemark (184.875 euros), le Luxembourg (149.299 euros), mais aussi de la Suède (81.484 euros), des Pays-Bas (76.828 euros), de l’Irlande (69.372 euros) et du Royaume-Uni (68.282 euros). Si ce niveau est inférieur à la moyenne de 61.484 euros en Europe du nord, il est en revanche supérieur à celle de 35.775 euros des pays d’Europe du sud.
Par ailleurs, la part des crédits immobiliers restant à rembourser dépasse le seuil des 100% du revenu disponible brut moyen des ménages dans cinq pays européens (à 225% au Danemark, 134% aux Pays-Bas, 131% au Luxembourg, 119% en Suède et 103% à Chypre). Si cette proportion est également élevée en Irlande, au Royaume-Uni, en Espagne et au Portugal, à respectivement 99%, 98%, 92% et 87%, elle est néanmoins faible à 33% en Italie et 42% en Belgique. Dans ce contexte, à 63%, le poids du crédit immobilier dans les revenus des ménages français reste inférieur à la moyenne constatée dans les pays d’Europe du nord (81%) et en ligne avec celle des pays d’Europe du sud, de 60%.
Le Crédit Foncier constate en outre que les encours de crédits immobiliers ne pèsent en France que 12% du patrimoine non financier des ménages, contre un niveau de 57% au Danemark, 49% aux Pays-Bas, 25% au Royaume-Uni et 17% en Allemagne. Des données qui intègrent notamment un endettement sur des durées plus longues constatés en Europe du nord, mais aussi la transmission d’un patrimoine ne faisant pas l’objet de crédits, et la part de l’épargne mobilisée pour l’acquisition d’un bien immobilier.
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