Le plan de sauvetage pour l’Ambac en passe d'être annoncé
Un groupe de banques travaille pour limiter l’impact des pertes du rehausseur de crédit. En revanche CIFG est sous la menace de perdre son Aaa par Moody’s
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Le groupe de banques, Barclays , BNP Paribas , Citigroup , Dresdner Bank, filiale d’Allianz , Royal Bank of Scotland , Société générale, UBS et Wachovia, qui a entrepris de sauver le rehausseur de crédit Ambac Financial pourrait annoncer un plan dès lundi ou mardi, a-t-on indiqué vendredi de source proche du dossier. Information à prendre avec précaution car si des progrès ont été faits ces derniers jours l’accord pourrait encore échouer.L’action Ambac a fait un bond cette information et a fini sur un gain de 16,03% à 10,71 dollars à Wall Street.
Ambac, deuxième rehausseur de crédit des Etats-Unis, risque des milliards de dollars de pertes après avoir garanti des obligations liées à des créances «subprime» et d’autres actifs risqués. Autre groupe de travail, le bureau du superviseur du secteur des assurances de l’Etat de New York, Eric Dinallo, a fait savoir qu’il continuait à oeuvrer pour régler les problèmes des rehausseurs de crédit.
Mais tout ne va pas forcément pour le mieux pour tous les rehausseurs. Moody’s Investors Service a annoncé vendredi envisager d’abaisser la note Aaa du rehausseur de crédit CIFG, filiale commune aux Banques populaires et aux Caisses d'épargne, en raison de son exposition au marché de la dette adossée à des crédits immobiliers à risque.
Cette décision «reflète la détérioration du profil de capitalisation du groupe résultant de son exposition aux crédits hypothécaires et aux ‘collateralized debt obligation’ (CDO), ainsi que l’incertitude sur la stratégie future de CIFG», déclare l’agence dans un communiqué.
CIFG, jusqu’alors filiale de Natixis , a été repris en décembre par les deux grands actionnaires de cette dernière. Les Banques populaires et les Caisses d'épargne ont simultanément recapitalisé le rehausseur à hauteur de 1,5 milliard de dollars (1,0 milliard d’euros environ).
La perte de la note «triple A» pourrait avoir un impact important sur l’activité de CIFG.
Moody’s admet que la recapitalisation - qui visait précisément à garantir le maintien de la note triple A - a augmenté la capacité de CIFG à faire face aux demandes d’indemnisation mais elle ajoute que, sur la base de ses nouvelles estimations de pertes, la capitalisation du groupe ne justifie plus la note Aaa.
L’agence prévoit d’annoncer une décision définitive d’ici deux semaines.
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