Le pétrole conduit le recul profond des matières premières industrielles
L’Opep réduit ses prévisions de demande de brut, dont les cours ont baissé de 6% depuis début août. Seul l’or continue à briller
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la rédaction
Parmi le flot des déceptions conjoncturelles, une bonne nouvelle mérite de ne pas passer inaperçue: en dépit d’une stabilisation hier, le recul des matières premières les a conduites à leur plus bas niveau depuis huit mois. Seul l’or touchait un nouveau plus haut à Londres, à 1.780,1 dollars, cotant même au-dessus du platine pour la première fois depuis 2008.
Par ailleurs, une stabilisation semblait se manifester pour les matières premières industrielles après la déroute de la veille: sur l’ICE, le baril de brent, après avoir cassé 100 dollars dans la matinée pour la première fois depuis le 8 février, se reprenait à 104,60 dollars dans l’après-midi. Le marché demeurait cependant extrêmement volatil, le Brent évoluant entre 105,95 et 98,74 dollars, soit un couloir de plus de 7 dollars. La publication d’une révision par l’Opep de sa prévision de demande mondiale de brut a notamment été saluée par un retournement momentané des cours. L’Opep ne prévoit plus qu’une augmentation de la demande de 1,21 million de barils par jour, soit 150.000 barils de moins que le mois dernier. A ce stade, le recul atteint 6% depuis le 1er août, une bonne nouvelle pour les consommateurs des pays développés sur lesquels le pétrole a prélevé une dîme très lourde ces derniers mois.
De même, le cuivre paraissait se stabiliser à près de 8.750 dollars la tonne pour livraison à 3 mois.
Après deux semaines de vif recul, les matières premières, premières victimes des réajustements des prévisions de croissance dans le monde, sont désormais revenues à leur plus bas niveau depuis huit mois. L’indice Standard & Poor’s GSCI regroupant 24 matières premières est descendu jusqu’à 598.46, son plus bas niveau depuis le 2 décembre 2010, avant de remonter hier à 620,60.
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