Le Panel Allocation s’allège légèrement sur les obligations en juin
Le léger repli des principaux marchés boursiers européens en mai n’a eu qu’un effet limité sur les décisions du panel Allocation. Le compartiment actions représente toujours 51% des portefeuilles, alors que la part obligataire s’est effritée d’un point à 37%, après un statu quo de six mois. Près de la moitié des répondants (10 sur 21) a décidé de maintenir inchangée son exposition aux différentes classes d’actifs par rapport au mois de mai, tandis que quatre autres ont procédé à des modifications marginales (plus ou moins un point) entre ces compartiments.
Si La Française AM (+5 points à 40%) et Nordea (+3 points à 53%) ont accru de manière significative leur exposition aux actions, Allianz GI et BNP Paribas IP ont effectué un mouvement exactement inverse (respectivement -5 points à 60% et -3 points à 50%). La filiale de l’assureur allemand a privilégié un réinvestissement sur le cash, contrairement à BNP Paribas IP qui a misé à la fois sur ce compartiment (+1 point à 3%) et sur l’obligataire (+2 points à 44%). La Française AM se distingue de surcroît par une poche de cash relevée de 10 points à 15% et une exposition ramenée de 60% à 45% sur l’obligataire.
Sur ce dernier compartiment, le renforcement le plus net est celui de Schroders (+8 points à 23%), suivi de NN Investment Partners (ex-ING IM) avec une hausse de 5 points à 47%. Le premier a réduit sa poche de cash de 7 points à 3%, tandis que le second a diminué son exposition de 2 points à 53% sur les actions, tout en ramenant à zéro sa poche en trésorerie. Les actifs alternatifs (immobilier, matières premières…) tirent leur épingle du jeu avec une exposition globalement relevée d’un point à 8%, accompagnée d’une pondération qui passe de neutre à positive par rapport au benchmark. Seul Russel a légèrement allégé sa position sur ce compartiment, en passant de 5% à 4%.
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