Le Panel Allocation joue la prudence en renforçant sa poche de cash
Si la fin progressive annoncée du programme d’assouplissement de la Fed le 19 juin dernier a immédiatement pesé sur les marchés, elle n’a que légèrement influé sur les politiques des membres du Panel Allocation. D’ailleurs trois panélistes (Aberdeen, CM-CIC et OFI) ont opté pour le statu quo. Quant aux autres, sans doute dans la crainte d’un été agité, ils ont choisi la prudence, en s’allégeant en actions et en actifs alternatifs pour se renforcer en obligations et en cash.
Les actions ne pèsent ainsi plus que 50% (-1 point) des portefeuilles. Un niveau s’est stabilisé entre 50% et 51% depuis le mois de février. Pour quatre gestions qui se sont renforcées, dont +5 points pour La Française, sept se sont allégées, dont -13 points pour Amundi. Si les panélistes surpondèrent toujours la classe actions par rapport à leur propre benchmark, ils sont bien moins nombreux que le mois dernier et la tendance est proche de repasser à neutre. Dans un contexte de hausse des taux longs, Aurel BGC rappelle que les financières et les secteurs endettés ou les plus «value» sont les plus étroitement corrélés aux taux.
Du côté de l’obligataire, la moyenne se maintient à 38%. Pour autant, neuf gestions se sont renforcées (+8 points pour Amundi, et +7 points pour Russell) pour cinq qui se sont allégées (-5 points pour La Française et Nordea).
Conséquence de ce climat incertain et d’une période estivale qui pourrait être mouvementée et tout au moins animée par la publication des résultats semestriels, les gérants ne veulent pas prendre de risque et ont très fortement renforcé leur poche de cash, passant de 4% à 7% de leur portefeuille en l’espace d’un mois, soit un retour sur les niveaux de l’automne 2012.
Neuf gestions ont suivi ce mouvement (+6 points pour Amundi, et +5 points pour Allianz, La Française, Nordea et Schroders), pour trois qui ont réduit cette poche de cash (-5 points pour Russell).
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