Le « Panel Allocation » croit toujours au potentiel des actions
Le rebond de plus de 6% de l’EuroStoxx 50 et de plus de 5% du CAC 40 depuis le début de l’année conforte la position agressive des membres du Panel Allocation sur les actions. Ils consacrent désormais 51% de leur portefeuille à cette classe d’actifs, soit un gain de 1 point par rapport au mois dernier, et la cinquième hausse consécutive. En deux ans, ce niveau n’a été atteint qu’une fois par le panel en décembre 2009.
Les deux tiers des répondants se sont encore renforcés en actions, en particulier AllianzGI et Robeco passent de 55% à 60%. Seuls quatre gestions se sont très légèrement allégées, State Street restant néanmoins le plus agressif du panel avec 61% d’actions dans son portefeuille, contre 37% pour Aberdeen AM. Et la quasi-totalité des gestions continuent à surpondérer les actions. Des perspectives de résultats toujours attractives, des profils financiers toujours solides, assortis d’une reprise économique et d’une faible valorisation font des actions un actif plus rémunérateur que les obligations souveraines. Après l’accent mis sur les actions émergentes l’an dernier, les gestions reviennent davantage sur les actions américaines et dans une moindre mesure européennes.
Ce mouvement s’est principalement effectué au détriment de la poche de cash, qui a été réduite par plus de la moitié des participants, signe de leur plus grande confiance dans les marchés. A 4%, soit un recul de deux points en un mois, la part de monétaire retombe à un niveau normatif.
Le crédit n’est pas pour autant ignoré. Il se stabilise pour le troisième mois consécutif autour de 38-39%. Plus de la moitié des panélistes ont légèrement renforcé leurs investissements obligataires, tandis qu’un tiers se sont allégés. En revanche, ils sous-pondèrent toujours cette classe d’actifs. Seul BNP Paribas affiche toujours une surpondération.
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