Le Panel Agefi confirme sa foi inébranlable dans le marché du crédit
Les convictions du Panel Crédit se renforcent. Dans un environnement de rendements des obligations d’Etat des pays toujours plus bas, du fait notamment du lancement officiel du programme de rachats massifs sur ces titres par la BCE à l’issue de sa dernière réunion, tous les gestionnaires interrogés par le Panel surpondèrent désormais la classe d’actifs crédit au sein de leurs portefeuilles. A la seule exception de BBVA qui reste neutre.
Le mois dernier, ils étaient déjà seulement deux panélistes (Axa IM et CM-CIC AM) à opter pour une position neutre, les autres étant tous convertis à l’espoir de rendements sur le marché du crédit.
La neutralité sur les perspectives de spread ne concerne en outre toujours que trois sociétés (Candriam, Neuflize OBC Investissements et Nordea Investment Funds). Malgré les inquiétudes concernant l’avenir de la Grèce après le résultat des élections législatives qui a pesé sur le niveau des spreads la semaine dernière, CM-CIC AM a rallié ce mois-ci le camp des 16 autres gérants ayant une vision positive de l’évolution des spreads pour le mois de mars, sur fond d’appétit croissant pour le risque et pour le rendement. Une tendance qui s’était déjà renversée le mois dernier en anticipation des mesures d’assouplissement monétaire de la BCE.
Dans le cadre de la nouvelle possibilité offerte par le Panel Crédit de L’Agefi d’afficher les préférences d’investissement en termes de catégorie d’emprunteurs - entreprises financières ou non financières - et de type de dette - senior ou subordonnée -, le nombre de gérants se convertissant à la dette subordonnée s’est renforcé. Ils sont ainsi désormais onze à privilégier les titres juniors, contre seulement six à préférer la dette senior dans leurs portefeuilles. Le mois dernier, cette proportion était plus équilibrée, à huit contre sept.
Une tendance qui se retrouve également dans leur choix entre signatures financières et non financières, neuf privilégiant les premières et six les secondes, contre un équilibre parfait le mois dernier. Natixis AM, qui ne souhaitait pas communiquer en janvier sur ces données jugées confidentielles, a finalement décidé de dévoiler ce mois-ci, à l’instar de la majorité de ses confrères, sa préférence pour les valeurs financières et pour la dette subordonnée. La part de cash moyenne dans les portefeuilles des panélistes s’est légèrement réduite à 2,75%.
L’indice iTraxx «Xover» s’est écarté de 12 pb à 315 pb sur la semaine dernière et l’iTraxx Europe de 3 pb, à 58 pb, avec une tension du taux grec à 10 ans de 146 pb à 10,25%. «Les obligations high yield (comprenant les hybrides non financières) offrent suffisamment de rendements, mais au prix d’un risque de défaut plus élevé et d’une certaine incertitude sur la maturité de ces produits ‘callable’», estime SG CIB.
{"title":"","image":"81892»,"legend":"Panel Mensuel Cr\u00e9dits»,"credit":""}
Plus d'articles du même thème
-
Tim Cook annonce son départ d’Apple
L’emblématique président-directeur général d’Apple sera remplacé par John Ternus dont le nom circulait déjà depuis plusieurs semaines. -
OPmobility maintient ses objectifs malgré la chute de ses revenus
L'équipementier automobile a enregistré une baisse de son chiffre d'affaires de plus de 6% au premier trimestre 2026. Les dirigeants visent toujours une hausse de la marge opérationnelle, du résultat net et du flux de trésorerie disponible cette année. -
Les retards de paiement sont soumis au crash test de la facture électronique
Ellisphere note un repli du retard moyen à 15,3 jours en France au premier semestre. Une tendance qui reste fragile. -
Atos prévoit une nouvelle baisse de ses ventes cette année
L'entreprise vise désormais un repli organique de son activité après une chute de 11% au premier trimestre. Les dirigeants accusent la volatilité de l'environnement économique. -
Les revenus de Thales continuent à être tirés par la défense
Sur les trois premiers mois de l'année, le groupe a enregistré une croissance de 7,2% et engrangé plus de 4,6 milliards d'euros de nouvelles commandes. -
Abenex réalise le premier closing de son fonds Industries 9.0
La société de gestion indépendante vise à lever 150 millions d’euros pour ce premier véhicule dédié à la décarbonation des PME industrielles , suivant une stratégie « brown to green ».
ETF à la Une
UniCredit lance ses premiers ETF en partenariat avec BNP Paribas AM
- La banque Delubac taille dans ses effectifs pour faire face à des difficultés financières
- Amundi «toujours en phase d'apprentissage» dans la numérisation de fonds
- Groupama AM va sensibiliser les étudiants d’HEC Paris à la gestion d’actifs
- UniCredit lance ses premiers ETF en partenariat avec BNP Paribas AM
- Stéphane Vonthron : «La qualité de l’écoute est clé pour un commercial»
Contenu de nos partenaires
-
Prix de l’énergie : les mesures d'aides aux entreprises vont se « poursuivre en mai », indique Roland Lescure
Alors que les prix du carburant ont flambé en raison de la guerre au Moyen-Orient, le ministre de l’Economie, Roland Lescure, indique que Sébastien Lecornu doit faire de nouvelles annonces « en fin de journée » -
Apple : Tim Cook va quitter la direction du groupe début septembre
Tim Cook va passer la main à John Ternus, responsable des produits physiques (de l’iPhone au Mac), début septembre et va devenir président du conseil d’administration de la firme à la pomme -
Immigration: Bruno Retailleau veut mettre l'Espagne « au ban des nations européennes »
Paris - Le candidat de LR à la présidentielle, Bruno Retailleau, veut «mettre à ban des nations européennes» l’Espagne du Premier ministre socialiste, Pedro Sanchez, après son annonce de régularisation massive de près d’un demi-million de sans-papiers pour soutenir l'économie de son pays. A rebours du durcissement migratoire observé dans une grande partie de l’Europe, l’Espagne a lancé il y a une semaine un vaste plan de régularisation de sans-papiers. «On ne peut pas supporter la régularisation massive telle que M. Sanchez la fait», a affirmé sur LCI le patron des Républicains qui craint que les immigrés qui obtiennent des papiers en Espagne ne traversent ensuite la frontière pour rejoindre la France. Considérant la décision du gouvernement de centre gauche espagnol «contraire à l’esprit européen», il a promis de «rétablir les contrôles aux frontières», assurant que la France était autorisée à adopter ce genre de mesure en cas de «crise». «Je mettrais (l’Espagne) au ban des nations européennes», a ajouté l’ancien ministre de l’Intérieur. Pour imposer cette mesure, le patron de LR compte sur les pays européens qui sont «en majorité» dirigés par la droite. «Heureusement aujourd’hui l’Europe a changé», a-t-il estimé. L’Espagne est l’une des trois principales portes d’entrée de l’immigration en Europe, avec l’Italie et la Grèce, majoritairement via son archipel des Canaries, au nord-ouest de l’Afrique. © Agence France-Presse