Le Panel Agefi confirme sa foi inébranlable dans le marché du crédit
Tous les gestionnaires interrogés surpondèrent désormais la classe d’actifs, à l’exception de BBVA qui reste neutre
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Patrick Aussannaire
Les convictions du Panel Crédit se renforcent. Dans un environnement de rendements des obligations d’Etat des pays toujours plus bas, du fait notamment du lancement officiel du programme de rachats massifs sur ces titres par la BCE à l’issue de sa dernière réunion, tous les gestionnaires interrogés par le Panel surpondèrent désormais la classe d’actifs crédit au sein de leurs portefeuilles. A la seule exception de BBVA qui reste neutre.
Le mois dernier, ils étaient déjà seulement deux panélistes (Axa IM et CM-CIC AM) à opter pour une position neutre, les autres étant tous convertis à l’espoir de rendements sur le marché du crédit.
La neutralité sur les perspectives de spread ne concerne en outre toujours que trois sociétés (Candriam, Neuflize OBC Investissements et Nordea Investment Funds). Malgré les inquiétudes concernant l’avenir de la Grèce après le résultat des élections législatives qui a pesé sur le niveau des spreads la semaine dernière, CM-CIC AM a rallié ce mois-ci le camp des 16 autres gérants ayant une vision positive de l’évolution des spreads pour le mois de mars, sur fond d’appétit croissant pour le risque et pour le rendement. Une tendance qui s’était déjà renversée le mois dernier en anticipation des mesures d’assouplissement monétaire de la BCE.
Dans le cadre de la nouvelle possibilité offerte par le Panel Crédit de L’Agefi d’afficher les préférences d’investissement en termes de catégorie d’emprunteurs - entreprises financières ou non financières - et de type de dette - senior ou subordonnée -, le nombre de gérants se convertissant à la dette subordonnée s’est renforcé. Ils sont ainsi désormais onze à privilégier les titres juniors, contre seulement six à préférer la dette senior dans leurs portefeuilles. Le mois dernier, cette proportion était plus équilibrée, à huit contre sept.
Une tendance qui se retrouve également dans leur choix entre signatures financières et non financières, neuf privilégiant les premières et six les secondes, contre un équilibre parfait le mois dernier. Natixis AM, qui ne souhaitait pas communiquer en janvier sur ces données jugées confidentielles, a finalement décidé de dévoiler ce mois-ci, à l’instar de la majorité de ses confrères, sa préférence pour les valeurs financières et pour la dette subordonnée. La part de cash moyenne dans les portefeuilles des panélistes s’est légèrement réduite à 2,75%.
L’indice iTraxx «Xover» s’est écarté de 12 pb à 315 pb sur la semaine dernière et l’iTraxx Europe de 3 pb, à 58 pb, avec une tension du taux grec à 10 ans de 146 pb à 10,25%. «Les obligations high yield (comprenant les hybrides non financières) offrent suffisamment de rendements, mais au prix d’un risque de défaut plus élevé et d’une certaine incertitude sur la maturité de ces produits ‘callable’», estime SG CIB.
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