Le Panel Actions attend un recul des Bourses occidentales à court terme
Les gestions anticipent une baisse de 3% du CAC 40 à horizon de six mois, et un rebond limité à 4% dans un an
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Bruno de Roulhac
L’envolée des marchés actions depuis le début d’année est trop belle pour convaincre les membres du Panel Actions ! Les gestions n’ont relevé que de 2,5% leurs prévisions à six mois et seulement de 1% à un an sur le CAC 40 et sur l’EuroStoxx 50. Pourtant, la Place parisienne a rebondi de 8,49% depuis le début de l’année (+4,39% sur janvier) et l’indice paneuropéen de 8,57% (+4,32% sur janvier).
Au regard de ce manque de confiance dans ce rebond des Bourses, le Panel anticipe désormais une baisse de 3% du CAC 40 et de l’EuroStoxx 50, et de 1,5% du S&P 500 d’ici à six mois, soit au début de l’été. Les deux tiers des gestions ont néanmoins relevé leurs objectifs à six mois, mais moins de la moitié à un an. Pourtant, les indices de volatilité invitent à plus d’optimisme. Le VDax s’est établi en moyenne à 24% en janvier, passant même sous les 21% à la fin du mois, alors qu’il ressort à 29% sur les trois derniers mois.
Les gestions prennent maintenant en compte la dégradation du contexte économique, qui devrait peser sur l’activité 2012 des entreprises, mais aussi sur leurs marges et sur leurs bénéfices. Signe du pessimisme ambiant, cinq panélistes (Cholet Dupont, Groupama, Natixis, Olympia et Robeco) estiment que le CAC 40 et l’EuroStoxx 50 seront en dessous de leur niveau actuel dans un an. Les plus pessimistes, Cholet-Dupont et Olympia, anticipent même une chute de 10%. Seuls Aurel BGC, La Française AM et Lazard apportent une petite note d’espoir, en prévoyant un rebond de 15% de ces deux indices. Pour sa part, le Panel Actions table prudemment sur une hausse de 4% du CAC 40 et de 3% de l’EuroStoxx 50 dans un an.
Sur le marché américain, les panélistes prévoient les mêmes évolutions, bien qu’ils soient plus nombreux à avoir relevé leurs objectifs. Quant au marché japonais, il est le seul qui devrait progresser, de 2,5% à six mois et de 8% à un an.
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