Si le gérant veut tirer profit de son expérience avec Axa pour se développer, il entend réduire sa dépendance à l'égard de sa maison mère
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Antoine Landrot
Lors de sa première intervention publique, Andrea Rossi, le nouveau directeur général d’Axa Investment Managers (IM) nommé en juillet dernier, a souhaité que la filiale de l’assureur français devienne «un leader mondial» de la gestion d’actifs. Le responsable a ajouté que cela ne se mesurerait pas en encours sous gestion, mais par une «présence sur tous les marchés importants».
Alors qu’Axa IM a réalisé plus des trois quarts de sa collecte nette hors de France en 2013, sa volonté d’accélérer son internationalisation se traduit par trois stratégies. Dans les pays mûrs où sa part de marché est forte (en gros, l’Europe occidentale), le gestionnaire veut davantage segmenter sa clientèle. Il s’agit de mieux répondre aux spécificités du marché des particuliers, qui serait plus profitable de 40 points de base que la clientèle institutionnelle. A l’égard des investisseurs institutionnels, Axa IM compte utiliser davantage l’expérience du travail avec sa maison mère auprès des autres assureurs et des fonds de pension.
Dans les marchés mûrs où sa présence est faible (Etats-Unis, Canada, Japon, Australie, Royaume-Uni et Suède), le gérant veut cibler les grands institutionnels et accentuer les efforts de marketing pour faire connaître la marque. Quant aux marchés émergents, elle compte s’appuyer sur la présence du groupe Axa, notamment au Mexique, en Colombie et en Asie, où l’assureur est fortement implanté. Axa IM recrutera 25 collaborateurs pour l’Asie et les Etats-Unis cette année, et compte renforcer ses effectifs par une cinquantaine d’embauches dans les trois ans qui viennent. Là aussi, les investissements en marketing seront intensifiés.
Dans un autre registre, Axa IM veut réduire sa dépendance à l’égard de sa maison mère. Celle-ci représentait encore 67% de ses encours en 2013, contre 69% en 2012. Alors que la part des institutionnels est restée stable (19%), celle des distributeurs (banques privées, réseaux bancaires, plates-formes, etc.) a progressé de 2 points à 14%. La collecte nette (10,5 milliards d’euros hors Axa Private Equity, vendu en septembre 2013) a été «essentiellement» réalisée auprès de clients tiers.
Pour ce faire, Axa IM entend insister sur le caractère innovant de ses produits et leur succès. «Les 35 nouveaux produits lancés ces quatre dernières années ont collecté 18 milliards d’euros», souligne Joseph Pinto, son directeur opérationnel monde.
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