Le niveau record de livraisons d’Airbus en 2007 ne sera pas réédité en 2008
L’an dernier, la filiale d’EADS a dépassé légèrement son objectif de livraisons d’appareil et vendu ses avions à des prix meilleurs que prévu
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Bruno de Roulhac
Toujours dans la tourmente, Airbus a débuté l’année 2008 sur de bonnes nouvelles. L’an passé, l’avionneur a vendu ses appareils « à des prix meilleurs que prévu », a déclaré Louis Gallois, président exécutif d’EADS lors de vœux à la presse à Donauwörth, en Bavière. De plus, l’avionneur a « légèrement » dépassé l’objectif de livraisons qu’il s’était fixé pour l’an dernier. Airbus tablait sur une fourchette de 440 à 450 et aurait livré 453 appareils selon La Tribune. Pour sa part, Boeing avait une cible de 440 à 445 avions et en a effectivement livré 441.
Fort de cette performance, EADS a terminé l’année 2007 avec une trésorerie de plus de 5 milliards d’euros, un montant supérieur à ses attentes. Si Louis Gallois n’a fourni aucune précision sur les résultats 2007 du groupe, il a rappelé qu’EADS « a pour objectif d’atteindre une marge d’exploitation de 10 % avant 2015 ». Un objectif jamais atteint depuis la création du groupe, avec un plus haut de 8,3 % touché en 2005.
En 2007, « les commandes d’Airbus atteindront globalement le niveau de Boeing. […] Cela se joue dans un mouchoir de poche », assure Louis Gallois. L’avionneur américain avait annoncé la semaine dernière un record de 1.413 commandes nettes d’avions de ligne. Airbus, qui avait avancé un chiffre de 1.204 commandes brutes fin novembre, parlait hier de « plus de 1.300 ventes » et dévoilera son bilan définitif mercredi prochain.
Après cette année record pour l’aéronautique mondiale, les commandes d’Airbus n’atteindront « certainement pas le niveau de 2007, avertit d’ores et déjà Louis Gallois. Ne fût-ce que pour la simple raison que nous n’avons plus de créneaux de production disponibles ».
Du côté de Power8, le plan d’économies d’EADS, bâti sur la base d’un euro à 1,35 dollar, le groupe réfléchit aux moyens de prendre en compte la parité actuelle de l’euro-dollar, entre 1,45 et 1,50. Mais les mesures « ne seront pas connues immédiatement, en tout cas pas avant le mois de mars, et peut-être plus tard, car il ne s’agit pas de gagner quelques pour-cents dans les prochaines années mais de prévoir des économies structurelles valables pour les années 2011-2013 », a expliqué Louis Gallois. De fait le groupe dispose « d’excellentes couvertures de change jusqu’à 2010 », rappelle-t-il.
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