Le Medef veut mobiliser les entreprises autour du Sepa
A l’occasion d’un colloque, le patronat souligne la nécessité de mettre en œuvre sans tarder un chantier lourd mais incontournable
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Erick Jarjat
Mobilisation générale. Le Medef estime que le moment est venu pour les entreprises de mettre en œuvre sans tarder le chantier « incontournable » de l’espace unique des paiements en euro, autrement dit le Sepa. D’où l’organisation d’un colloque sur le sujet mercredi à Paris qui a été l’occasion d’insister sur l’urgence de faire l’inventaire des difficultés de ce nouveau chantier réglementaire et d’en explorer toutes les facettes.
« Il est grand temps de donner un signal fort sur la mobilisation des entreprises. Leur prise de conscience est insuffisante. Elles doivent se mettre en ordre de marche », a lancé Didier Bruneel, directeur général des opérations à la Banque de France et coprésident du Comité national Sepa. « Le Sepa n’est pas que l’affaire des banquiers. Les entreprises sont également concernées et ont même quelque chose à gagner », a déclaré pour sa part Gérard de La Martinière, président du Comité des finances du Medef et président de la FFSA, qui a reconnu au passage que chez les assureurs, le Sepa est encore « un chantier en filigrane ».
La mise en œuvre du Sepa est certes très progressive puisqu’elle a commencé le 28 janvier dernier avec la première migration vers le virement Sepa et qu’elle va probablement s’étaler jusqu’en 2012. « Le temps est quand même compté », a souligné Didier Bruneel car les entreprises ont tout intérêt à réduire la période de coexistence, bien évidemment coûteuse, de deux systèmes. La bascule définitive, subordonnée à la nécessité d’atteindre la masse critique, est programmée pour fin 2011 pour les virements et à fin 2012 pour les prélèvements mais ces dates sont déjà considérées comme lointaines.
Le groupe de travail Sepa instauré au printemps 2007 par le Medef et présidé par Luc Migeot, expert en dématérialisation des processus, souligne pour sa part que le chantier Sepa va toucher toutes les fonctions de l’entreprise et donc nécessiter une grande coordination. En conséquence, le groupe de travail, qui a rédigé pour l’occasion une plaquette d’information très pédagogique, recommande la nomination d’un « Monsieur Sepa » dans chaque entreprise. Même si certains regrettent l’absence d’une date butoir qui pourrait susciter une plus grande implication et même si tous les dossier techniques ne sont pas résolus. Comme par exemple le choix du protocole de communication qui pourrait prendre encore quelques semaines, voire quelques mois…
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