Le marché obligataire n’est plus soutenu que par la politique monétaire
Jean-Louis Mourier, économiste chez Aurel BGC
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Tân Le Quang
L’Agefi : La Banque d’Angleterre sera-t-elle la première banque centrale à annoncer une stratégie de sortie de crise ?
Jean-Louis Mourier : Il est difficile de déterminer l’ordre de mise en œuvre des stratégies de sortie de crise des grandes banques centrales. La nature et l’ampleur des mesures adoptées sont différentes. La santé des systèmes bancaires aussi. Il est pourtant permis de penser que la BoE pourrait avoir besoin d’amorcer la normalisation de sa politique avant la Fed et la BCE. D’abord, outre-Manche, l’inflation est restée plus élevée qu’ailleurs. Sur un an, l’indice britannique harmonisé des prix à la consommation n’a jamais baissé. Ensuite, si l’économie britannique a particulièrement souffert de la crise financière en raison du poids du secteur dans son PIB et du retournement simultané du marché immobilier, une nette amélioration semble se dessiner. La faiblesse de la livre, enfin, implique aussi des tensions inflationnistes…
Comment expliquez-vous la détente des taux longs entamée cet été des deux côtés de l’Atlantique ?
La baisse des taux longs, puis leur stabilisation malgré les signes de réelle amélioration de l’activité, leur quasi-absence de réaction aux publications économiques positives, s’expliquent essentiellement par la possibilité donnée aux institutions financières de mettre en place des positions de portage sur la courbe des taux d’Etat. D’ailleurs, les primary dealers américains ont acheté pour compte propre près de 45 % des émissions d’obligations de l’Etat fédéral au troisième trimestre. Ils peuvent refinancer ces titres auprès de la Fed à 0 %. On peut soupçonner qu’une bulle se forme !
La banque centrale japonaise devrait relever ses taux en septembre et probablement encore avant la fin de l’année. Mais le différentiel de taux continue de peser sur le yen qui a annulé la moitié de l’effet de l’intervention conjointe avec les Etats-Unis.
Dans le sillage de l’expansion accélérée de l’IA, le boom des data centers ouvre un nouveau champ de risques et d’opportunités pour les assureurs. Encore naissant, le marché de l’assurance des centres de données est déjà en train de se transformer et pourrait rapidement atteindre la taille du marché de l’assurance cyber.
Lucid Motors peine à sortir de l’ornière, contrairement à Rivian. Tesla est pénalisé par ses énormes investissements, tandis que General Motors se désengage de ce segment de marché.
Ce risque n’est encore qu’en septième position, alors que les risques humains et opérationnels (santé et sécurité) dominent dans le monde, particulièrement en Europe. Suivent les risques liés aux pertes de données et aux cyberattaques.
Le regain d’hostilités entre les Etats-Unis et l’Iran, qui ne parviennent pas à trouver un accord, a fait flamber les prix du baril de brut. Washington menace Téhéran de mesures d’isolement économique inédites.
Les deux fonds ciblent respectivement l'inférence des modèles d'IA et les systèmes de refroidissement et d'alimentation des centres de données. Une manière de fractionner davantage l'exposition des investisseurs à la chaîne de valeur de l'IA.
Jakarta a inauguré le 10 août ses premiers ETF adossés à de l'or physique, un pari sur une classe d'actifs dont les encours mondiaux ont franchi les 559 milliards de dollars en 2025.
En l'absence de plan structurel face au vieillissement démographique sans précédent, le soutien des proches des personnes dépendantes est indispensable. Mais à terme, cela pourrait peser sur l'économie
Plutôt que de s’empresser de critiquer les Sages, la classe politique ferait bien de tirer les leçons des leurs avis, rendus vendredi, sur l'interdiction des réseaux sociaux aux jeunes et sur la fin de vie
Emmanuel Macron, Président sortant, et Raphaël Glucksmann, candidat entrant, jurent qu’ils n’ont pas participé aux reportages de Paris Match sur leurs vacances