Le marché obligataire n’est plus soutenu que par la politique monétaire
Jean-Louis Mourier, économiste chez Aurel BGC
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Tân Le Quang
L’Agefi : La Banque d’Angleterre sera-t-elle la première banque centrale à annoncer une stratégie de sortie de crise ?
Jean-Louis Mourier : Il est difficile de déterminer l’ordre de mise en œuvre des stratégies de sortie de crise des grandes banques centrales. La nature et l’ampleur des mesures adoptées sont différentes. La santé des systèmes bancaires aussi. Il est pourtant permis de penser que la BoE pourrait avoir besoin d’amorcer la normalisation de sa politique avant la Fed et la BCE. D’abord, outre-Manche, l’inflation est restée plus élevée qu’ailleurs. Sur un an, l’indice britannique harmonisé des prix à la consommation n’a jamais baissé. Ensuite, si l’économie britannique a particulièrement souffert de la crise financière en raison du poids du secteur dans son PIB et du retournement simultané du marché immobilier, une nette amélioration semble se dessiner. La faiblesse de la livre, enfin, implique aussi des tensions inflationnistes…
Comment expliquez-vous la détente des taux longs entamée cet été des deux côtés de l’Atlantique ?
La baisse des taux longs, puis leur stabilisation malgré les signes de réelle amélioration de l’activité, leur quasi-absence de réaction aux publications économiques positives, s’expliquent essentiellement par la possibilité donnée aux institutions financières de mettre en place des positions de portage sur la courbe des taux d’Etat. D’ailleurs, les primary dealers américains ont acheté pour compte propre près de 45 % des émissions d’obligations de l’Etat fédéral au troisième trimestre. Ils peuvent refinancer ces titres auprès de la Fed à 0 %. On peut soupçonner qu’une bulle se forme !
En pleine préparation du budget 2027, le ministère de l’Economie et des Finances compte ouvrir le débat public avec des scénarios et des propositions d'arbitrages élaborés par quatre experts. Sans forcément les prendre en compte.
En quinze ans, près de 9.000 milliards d’euros pourraient changer de mains en France. Derrière ce chiffre, devenu omniprésent, se trouvent une fondation et trois auteurs à l’origine d’une estimation désormais largement reprise dans les médias et le débat politique. Ce calcul est appelé à peser sur les discussions autour du patrimoine, de l’héritage et des inégalités à moins d'un an des présidentielles.
Le partenariat annoncé en 2024 est reconduit et élargi pour trois ans. Le groupe bancaire et la start-up se félicitent du succès de leurs travaux en commun mais insistent chacun sur le caractère non exclusif de l'union.
Le prestataire de tiers-payant qui travaille avec un grand nombre de complémentaires santé et de courtiers subit pour la deuxième fois en deux ans une attaque de grande ampleur sur ses données. Un épisode qui fragilise encore la chaîne de gestion des prestations de santé.
La Banque centrale européenne constate que le risque encouru par les institutions financières européennes concernant le crédit privé reste faible. Les assureurs et les fonds de pension seraient davantage touchés que les banques en cas de crise grave.
S’exposer aux marchés américains ou spéculer contre l’économie tout en bénéficiant d’un avantage fiscal. Voilà la promesse faite depuis quelques années par les principaux fournisseurs d’ETF.
A peine entrouvert par Jordan Bardella, le débat sur les retraites révèle une fracture plus profonde : celle d’un parti hésitant entre une tradition de protection sociale et une vision plus contributive et responsabilisante du système. Des flottements qui inquiètent jusque dans ses rangs
Les Etats-Unis ont procédé à des frappes dans la zone de Bandar Abbas, ville portuaire du sud du pays donnant sur le détroit d'Ormuz. Le gouvernement américain doit se réunir à Camp David pour évoquer les négociations.
Faute de moyens budgétaires, le Président s’est mis en scène comme fédérateur et catalyseur d’initiatives des entreprises pour accélérer l’électrification du pays, présentée comme la continuité de son discours de Belfort en 2022. Coup de com' ou émulation ?