Le marché du pétrole est suspendu à l'évolution de la crise en Irak
L’Iran chiite et les Etats-Unis ne peuvent rester sans réaction face aux sunnites de l’EIIL, qui n’ont pas encore atteint les principales infrastructures pétrolières
Publié le
Alexandre Garabedian
Le prix du baril a touché vendredi jusqu’à 107,68 dollars pour le WTI et 114,69 dollars pour le Brent. Illustration Fotolia.
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Le risque géopolitique irakien revient au premier plan des préoccupations du marché du pétrole. Les prix du baril ont touché vendredi en séance jusqu’à 107,68 dollars pour le WTI et 114,69 dollars pour le Brent, des niveaux plus atteints depuis septembre 2013, avant de se replier légèrement. Sur la semaine, les prix du brut ont progressé d’environ 4%, alors que les combattants sunnites de l’Etat islamique en Irak et au Levant (EIIL) accentuaient leur progression vers Bagdad après la prise de la deuxième ville du pays, Mossoul.
«Le marché attribue encore une probabilité faible de pic des prix dans les prochains mois, du fait que les principales infrastructures pétrolières en Irak ne sont pas (encore) tombées aux mains des extrémistes», se rassuraient vendredi matin les analystes de Deutsche Bank. La probabilité d’un baril de Brent supérieur à 120 dollars tourne autour de 15%, selon les prix des options juillet 2015. Le gros des capacités de production, de raffinage et d’exportation se trouve dans le sud de l’Irak, et n’a pas été affecté par les événements de la semaine dernière. Au nord du pays, le pipeline entre Kirkouk, sous contrôle kurde, et le port de Ceyhan en Turquie, par lequel peuvent transiter en théorie 1,6 million de barils par jour, et en pratique moitié moins, est fermé depuis le 2 mars.
L’Irak produit près de 3,4 millions de barils par jour sur une moyenne d’un peu plus de 30 millions pour l’ensemble des membres de l’Opep, et en exporte les trois quarts. Bagdad compte faire passer ce chiffre à 4 millions d’ici à fin 2014 et 5 millions à fin 2015. Ce qui représenterait 60% de la hausse de la production attendue d’ici à la fin de la décennie pour les membres de l’Organisation, selon l’Agence internationale de l’énergie.
Si les infrastructures du sud du pays étaient touchées, «l’Arabie saoudite a sur le papier 2,7 millions de capacités non utilisées pour compenser la perte de production», estiment Harry Tchilinguirian et Gareth Lewis-Davies chez BNP Paribas. Mais avant d’en arriver là, Washington, Téhéran et Riyad auront été forcés de réagir.
L’Iran chiite, dont le retour complet sur le marché du pétrole attend encore la levée des sanctions internationales, ne peut laisser la rébellion sunnite s’installer à Bagdad. Son président Hassan Rohani a déclaré qu’il n'écartait pas une éventuelle coopération avec les Etats-Unis.
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