Le marché du crédit plus pessimiste que celui des actions sur les banques américaines
Sur les deux dernières semaines de janvier, les valeurs bancaires et financières ont connu un rally de 9 % environ alors que les marges se sont écartées
Publié le
Ajouter à vos sources préférées
Ajouter en favori
Tân Le Quang
Malgré les dépréciations d’actifs et pertes substantielles liées à la crise du subprime, les banques américaines ont connu un rally boursier au cours des deux dernières semaines de janvier. De fait, l’indice Nyse Financial qui suit le secteur bancaire et financier a grimpé de plus de 9 % sur cette période. Pour autant, les marges de crédit des banques tier one et tier two ont continué à s’élargir de près de 6 à 10 point de base (pb) la semaine dernière à 243 et 228 pb, soit en tout 50 pb sur le mois. « Le marché du crédit a une vision beaucoup plus sombre sur le secteur bancaire que le marché des actions, qui doit compter sur la création de valeur au travers des opérations de fusions-acquisitions », précise Dresdner Kleinwort.
Les analystes du courtier ne pensent pas que les investisseurs de crédit tiendront compte des vues plus optimistes des marchés actions, entres autres, à cause de la poursuite des dépréciations d’actifs pour une grande partie de l’année 2008, des dépréciations qui risquent de dépasser celles enregistrées les années passées. Dans une conférence le 31 janvier, les experts de l’analyse financière et du crédit de Groupama AM faisaient la liste des causes possibles de nouvelles provisions des banques en 2008. Parmi elles figuraient une dégradation continue des prix immobiliers américains causant une remontée des taux de défaut, la révélation des pertes d’autres acteurs comme les hedge funds ou l’aggravation de la crise des monolines.
L’extension de la crise à d’autres secteurs économiques est aussi un risque non négligeable. Les publications de résultats du dernier trimestre 2007 ont montré que les banques avaient commencé à augmenter les provisions pour dépréciation en matière de cartes de crédit et de crédit auto. Surtout, Dredsner kleinwort ajoute que « la génération de revenus sera plus difficile que par le passé. Nous avons vu peu d’activité dans le marché du crédit structuré qui ait été un élément monteur du modèle rentable origination/distribution (...). La vision positive des marchés actions [sur cette période, ndlr] indique qu’ils pensent que le pire est arrivé ».
Pour autant, cette différence de vues s’est quelque peu atténuée hier après la débâcle boursière provoquée par la montée en puissance des craintes d’une récession outre-Atlantique (lire page une).
Après l'opération historique de SpaceX, plusieurs sociétés ont voulu profiter de l’effervescence pour entrer à leur tour en Bourse cet été. Des opérations souvent à l’initiative de sociétés de capital-investissement désireuses de se retirer. Sans doute de quoi expliquer des débuts de cotation en demi-teinte.
Reprise de Batibig par Charterhouse, passage de relais d’Eurazeo à Partners Group au capital d’Aroma-Zone, cession d’Idex par Antin, offre de Mubadala Capital sur Pierre et Vacances : L’Agefi passe en revue les principales transactions annoncées durant la période estivale.
Au deuxième trimestre, les ventes de logements neufs aux particuliers ont diminué de près de 5%. Le climat, attentiste à l'approche de l'élection présidentielle, devrait continuer de peser sur le marché.
Le compte à rebours est peut-être lancé pour les ETF World, S&P 500 et Nasdaq logés dans le PEA. Une note interprofessionnelle du 24 juillet 2026 laisse entrevoir la fin de l'éligibilité des ETF synthétiques exposés hors Europe, au PEA.
Dans une interview au Parisien, l'ancien ministre de l'Economie et des Finances définit la vision que le candidat du centre et de la droite devrait porter.
Des frappes russes aux drones ont été menées sur un centre commercial de la ville de Kryvyi Rih, dans le centre de l’Ukraine, vendredi 21 août. Elles ont fait au moins 16 morts et 130 blessés. Volodymyr Zelensky a fustigé une attaque « absolument cynique et ignoble »
Vendredi, l’ancien Premier ministre, a esquissé des propositions pour « fermer les vannes de l’immigration » dans le 101ᵉ département français. « C’est aberrant, ridicule et provocateur », avait réagi Jean-Luc Mélenchon