«Le marché du crédit espagnol nous semble intéressant»
Javier Serna, directeur de la recherche crédit monde chez BBVA
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Solenn Poullennec
- L’Agefi : quelle activité anticipez-vous sur le marché de la dette bancaire après les stress tests ?
- Javier Serna : Les stress tests ont été plutôt convaincants et conformes aux attentes. Ces résultats vont soutenir l’activité du marché primaire de la dette bancaire. Alors que les émissions obligataires seniors devraient rester faibles, le volume de nouvelles émissions d’obligations subordonnées devrait s’accroître, en raison, notamment, des conditions réglementaires. En effet, en termes de capacité d’absorption des pertes, le Conseil de Stabilité Financière pourrait exiger des banques systémiques un ratio de 16 à 20% des actifs pondérés des risques, d’ici à 2019, contre un ratio de capital total de seulement 8%, actuellement, sous Bâle 3. S’il était approuvé, ce standard encouragerait de nouvelles émissions financières pendant une longue période.
- Quelle est votre stratégie aujourd’hui ?
- A un horizon de 6 mois, notre vision reste positive sur les obligations d’entreprises européennes, qui bénéficient de fondamentaux robustes, de supports techniques favorables (profitant de moindres volumes d’émissions sur le segment de la dette senior), mais aussi de niveaux de valorisation attractifs. Le marché du crédit «périphérique», en particulier espagnol, nous semble plus intéressant que celui des pays «core». En termes de «bond-picking», nous apprécions les financières. L’action de la BCE et les résultats des stress tests sont des catalyseurs favorables à un resserrement des spreads sur le marché de la dette bancaire. Dans l’univers des non-financières, nous préférons le high yield à l’investment grade. Selon nous, les instruments à fort bêta, positionnés sur la partie longue de la courbe, vont offrir de meilleures performances.
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