Le Giac boucle une nouvelle titrisation de financements de PME et ETI
Le groupe français Giac vient de boucler à la fin du mois de mai une septième titrisation de 150 millions d’euros pour financer jusqu’à 80 entreprises, PME et ETI.
Aux yeux de Moody’s cette opération, atypique dans le paysage européen, est de bon augure pour le marché des CLO de PME européen dans un contexte de progression de la désintermédiation. «Il y a énormément d’intérêt [pour ce type de transactions]», affirme Monica Curti, analyste senior chez Moody’s.
L’opération FCT GIAC Obligations Long terme II, adossée à des obligations d’entreprises, est composée de six tranches qui ont notamment été souscrites par CNP, Aviva ou Neuflize Vie. Le groupement d’emprunts, Giac, dont l’actionnariat est constitué par les sociétés qui participent à ses opérations, avait annoncé avoir bouclé son tour de table pour 200 millions d’euros il y a presque un an. Entretemps, un des investisseurs a souhaité abaisser le montant de sa contribution, ce qui a forcé le groupe à revoir la structure de l’opération et le Giac a dû faire valider son modèle de rétention du risque par les régulateurs. Enfin, il a dû trouver des sociétés de qualité où investir.
La tranche A de 75 millions d’euros a été notée Aa2 par Moody’s et a été placée avec une marge de 2,2% au-dessus de l’Euribor trois mois. La tranche Mezzanine C de 9 millions d’euros, non notée, a été placée auprès du fonds américain Seer Capital Management avec une marge de 12% au-dessus de l’Euribor trois mois. Les parts subordonnées, équivalentes à 7% de la titrisation, ont été souscrites par le groupe Giac. Le groupe a déjà pu débloquer un financement de 35 millions d’euros au profit d’une quinzaine des sociétés et une nouvelle tranche de financement sera débloquée à la fin juillet pour une dizaine d’entreprises.
«Nous offrons aux investisseurs un investissement sécurisé en contrepartie d’une rémunération qui soit acceptable pour les comptes de résultats des entreprises», assure Alain Philbert président du Giac. Et de préciser que le financement des entreprises à dix ans se fait à «un taux assez concurrentiel», à 311 points de base au-dessus de l’Euribor trois mois. Les entreprises qui peuvent utiliser ce financement très librement bénéficient d’un différé d’amortissement en capital de 5 ans. «Le dispositif offre aux investisseurs une plus grande sécurité que les fonds de prêts à l’économie», fait aussi valoir Alain Philbert.
Le groupe compte partir à la recherche de nouveaux investisseurs en début d’année prochaine pour lancer une nouvelle titrisation de même type de 150 à 200 millions d’euros.
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