Le G7 ne devrait pas s’accorder sur un plan de relance coordonné
Les pays du G7, réunis demain à Marseille, sont partagés entre relance et rigueur budgétaire. La capitalisation des banques européennes s’invite au menu
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Jeremie MARAIS
Les ministres des Finances et les banquiers centraux du G7, réunis demain à Marseille, devraient discuter du ralentissement économique actuel, de la crise de la dette en Europe et de la manière de soutenir la croissance, sans prendre d’engagement commun précis, selon une source française. Auparavant, le président américain Barack Obama annoncera aujourd’hui un nouveau plan pour l’emploi, de 300 milliards de dollars selon CNN. De leur côté, la BCE et la Banque d’Angleterre tiennent leurs réunions de politique monétaire.
«Il y a un débat entre un soutien à la croissance et l’impératif de consolidation budgétaire, indique une seconde source française. (…) Il faut que chaque pays agisse à sa façon, certains ont plus de marge de manœuvre que d’autres.»
Dans le camp des «pro-relance»: les Etats-Unis, soutenus par le FMI. Dans celui de la rigueur: les Européens, à commencer par le Royaume-Uni.
La situation du marché des changes, moins prioritaire, est aussi à l’ordre du jour. Le ministre des Finances japonais Jun Azumi souhaite expliquer à ses homologues qu’un yen fort est préjudiciable à l’économie mondiale autant qu’au Japon. La décision de la Banque nationale suisse de fixer un plancher au taux de change du franc suisse contre l’euro pourrait pousser les investisseurs à se rabattre sur d’autres devises refuges comme le yen. Toutefois, leG7 ne devrait pas intervenir de manière coordonnée sur le marché comme en mars.
Les participants comptent également parler des banques européennes, particulièrement attaquées en Bourse ces dernières semaines. Christine Lagarde, directrice générale du FMI, a déclaré qu’elles avaient un besoin urgent de recapitalisation,évalué par ses services à 200 milliards d’euros.«Lors de la réunion des suppléants du Comité monétaire et financier international samedi dernier, le FMI a reconnu que ses chiffres seraient révisés», assure la seconde source. La hausse de leur coût de financement semble indiquer qu’elles ont besoin d'être renforcées, estime cependant un officiel du Trésor américain. Par ailleurs, Mario Draghi, président du Conseil de stabilité financière, doit faire le point sur les dossiers de régulation financière.
Il n’y aura pas de communiqué, mais une conférence de presse du ministre français des Finances François Baroin. «Il s’agit plutôt d’une analyse de la situation avant le G20 Finances et les réunions du FMI et de la Banque mondiale», fin septembre, explique-t-on.
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