Le fonds souverain norvégien s’active dans l’immobilier parisien
NBIM a créé une société commune avec Generali sur le modèle mis en place il y a un an avec Axa. Son investissement dépasse déjà 1,1 milliard d’euros
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Alexandre Garabedian
La page d'accueil de NBIM sur le web. Photo: PHB/Agefi
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La Norvège fait concurrence au Qatar sur le marché immobilier parisien. Norges Bank Investment Management (NBIM), la société de gestion du fonds souverain norvégien, s’est associée hier à Generali pour investir dans la capitale française, un an jour pour jour après la signature d’un partenariat similaire avec Axa. Un accord qui se traduit par la création d’une société commune à 50-50.
Pour mettre sur pied la joint-venture, Generali Real Estate lui a apporté cinq immeubles parisiens, ce qui revient à en vendre 50% au fonds de pension norvégien. D’une surface de 38.600 mètres carrés, ces biens ont été valorisés au total à 550 millions d’euros. Ils sont situés au 100 avenue des Champs-Elysées, rue Pasquier et boulevard Malesherbes (Paris 8e), rue Scribe (9e) et avenue Daumesnil (12e). Generali Real Estate restera le gestionnaire des actifs.
La qualité de ces biens reflète la stratégie d’investissement de la société commune. Celle-ci ciblera l’immobilier résidentiel ou de bureaux du cœur de Paris. «Le fonds souverain norvégien a la même approche que nous de l’investissement immobilier, et la France est un marché prioritaire» indique une porte-parole de Generali à Milan. Ce modèle de plate-forme commune a vocation à être répliqué à d’autres marchés européens du groupe hors d’Italie, «notamment en Allemagne», précise la porte-parole.
Les deux groupes n’ont pas précisé le montant des investissements qu’ils entendent réaliser à travers cette structure, mais ceux-ci devraient se chiffrer en milliards d’euros. Le fonds norvégien, qui gère environ 550 milliards de dollars, dédie 5% de son allocation à l’immobilier.
Avec cet accord qui lui fait signer un chèque de 275 millions, NBIM a déjà consacré en l’espace d’un an plus de 1,1 milliard d’euros au marché de bureaux parisien. Pour constituer sa joint-venture avec Axa, le fonds avait pris en juillet dernier 50% de sept immeubles valorisés au total à 1,4 milliard. Depuis, la société n’a réalisé qu’un seul investissement, en signant en décembre le rachat pour 290 millions d’euros de trois immeubles – deux à Paris et l’un à Boulogne-Billancourt. Sur le même modèle, Axa Reim est le gestionnaire des biens, et identifie des opportunités d’investissement pour le compte du fonds de pension.
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