Le fonds d’incubation Emergence s’attaque aux actions européennes
Ce deuxième compartiment sera lancé le 1er juillet. Celui dédié à la performance absolue vient d’accueillir une cinquième société, BlueHive Capital
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Benoît Menou
Faire éclore les jeunes talents de la gestion d’actifs en France, telle est l’obsession d’Alain Leclair en tant que président d’Emergence. Le vivier apparaît certes prometteur, comme en témoignent les 135 dossiers examinés depuis deux ans par ce fonds d’incubation de la Place de Paris, qui vient d’attribuer à BlueHive Capital la 5e et dernière place disponible au sein de son compartiment performance absolue.
Le fonds est né sous l’égide de Paris Europlace et de Finance Innovation pour promouvoir localement l’épargne de long terme, face à la cruelle absence de fonds de pension, en faisant bénéficier les jeunes pousses d’une visibilité auprès des investisseurs. Si neuf de ces derniers (parmi lesquels la Caisse des dépôts, Aviva, CNP ou Matmut) ont initialement soutenu le projet, y consacrant 150 millions d’euros, l’encours des quatre premières sociétés incubées, et agréées à cette occasion, atteint déjà à fin mars dernier 400 millions.
Président du gérant délégataire NewAlpha AM (groupe La Française), Antoine Rolland souligne que «60% de la collecte additionnelle est d’origine internationale, de la part d’investisseurs européens mais aussi américains ou moyen-orientaux». Le gage à ses yeux de la crédibilité internationale acquise par le projet, qui passe par un «accompagnement actif» des gérants, de la présentation du processus aux investisseurs à la gestion des risques au sein du portefeuille. Alain Leclair, ancien président de l’Association française de la gestion financière (AFG), évoque ainsi la reconnaissance progressive d’un «label de qualité» attribué à Emergence.
L’équipe du fonds d’incubation s’apprête comme promis à franchir une nouvelle étape avec le lancement d’un deuxième compartiment le 1er juillet, dédié aux actions françaises et européennes. Un premier engagement pourrait être annoncé cet été après réunion fin juin du comité d’investissement de la Sicav. Antoine Rolland avance que «60 à 70 dossiers ont déjà été déposés», par des jeunes gérants désireux de développer une offre complémentaire à celle des grands acteurs afin de faire valoir plus librement leur capacité à «générer de l’alpha», soit des performances supérieures à celles de l’univers de gestion. «En dépit de la morosité ambiante, le dynamisme entrepreneurial de la gestion en France continue à se renforcer», assure Alain Leclair.
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