Le FESF réclame une hausse des capacités du fonds d’aide
Plusieurs options sont à l'étude pour accroître les moyens d’intervention, alors qu’une réunion de l’Eurogroupe est prévue les 30 et 31 mars
Publié le
Ajouter à vos sources préférées
Ajouter en favori
La Rédaction
Une capacité de prêt renforcée du fonds de renflouement de la zone euro rassurerait les marchés, lesquels ne sont pas persuadés que la crise de la dette est terminée et craignent de nouvelles baisses de notations, estime Klaus Regling, qui dirige le Fonds européen de stabilité financière (FESF). «Plus d’argent rassurerait les marchés; à tort ou à raison, de gros chiffres apaisent», indique le responsable, dans un entretien publié dimanche par le magazine allemand Focus.
Les ministres des Finances de la zone euro (Eurogroupe) se réuniront à Copenhague les 30 et 31 mars pour décider s’il y a lieu d’augmenter la capacité de prêt du mécanisme de renflouement de la zone euro. Celle du FESF s'élève à 500 milliards d’euros. Le Spiegel rapporte de son côté que la chancelière allemande Angela Merkel, farouchement opposée à une augmentation de la puissance de feu du mécanisme d’aide européen, revient actuellement sur son opinion, conséquence de pressions de ses partenaires européens et du Fonds monétaire international (FMI).
Selon le Spiegel, Angela Merkel et le ministre des Finances Wolfgang Schäuble ont décidé que le FESF et son successeur, le Mécanisme européen de stabilité (MES), pourraient être tous deux opérationnels pendant une période transitoire. Deux possibilités sont à l'étude: regrouper les 500 milliards d’euros du MES avec 200 milliards d’euros du FESF déjà mis de côté pour la Grèce, le Portugal et l’Irlande ou combiner le FESF et le MES pour arriver à une capacité de prêt de 940 milliards d’euros.
Une porte-parole du ministère des Finances n’a pas voulu commenter l’article du Spiegel mais a déclaré, à propos de la réunion de l’Eurogroupe de la fin du mois: «les discussions se poursuivent mais nous avons bon espoir qu’une solution se concrétisera lors de la réunion de Copenhague, qui satisfasse tout le monde».
«Les renflouements n’ont pas coûté un sou à l’Allemagne. L’idée que cet argent est définitivement perdu est fausse; ce sont des prêts, qu’il faut rembourser», argue de son côté Klaus Regling, qui ajoute que l’Allemagne a profité de la crise de la zone euro, dans la mesure où ses coûts d’emprunt ont diminué.
L'accélération, la transformation et la disruption ont façonné l'imaginaire économique moderne. A l'heure où la puissance de l'innovation se heurte aux limites planétaires, la question n'est plus celle de la vitesse, mais celle de la direction. Le deuxième volet de notre série consacrée aux économistes emblématiques face aux enjeux aigus du XXIe siècle.
Le groupe sud-coréen a relevé son objectif de redistribution au-delà de 50% de sa génération de trésorerie sur trois ans, anticipant le calendrier qu'il s'était fixé fin 2024. Il revendique ainsi la plus importante annulation d'actions propres de l'histoire pour une société cotée à Séoul.
Les marchés actions asiatiques ont enregistré mercredi leur pire séance depuis fin juillet, dans le sillage de Wall Street, affectés par la chute des valeurs du secteur des semi-conducteurs et les tensions sur les marchés de taux.
Le rachat de la banque régionale américaine sera finalisé ce jeudi 20 août. Avec cette opération, Santander entend changer d’échelle et rivaliser avec les géants du secteur.
Le lancement par Defiance ETFs du premier ETF américain dédié à la robotique humanoïde chinoise (CROB) met en lumière une domination désormais écrasante de Pékin sur ce marché naissant.
Le compte à rebours est peut-être lancé pour les ETF World, S&P 500 et Nasdaq logés dans le PEA. Une note interprofessionnelle du 24 juillet 2026 laisse entrevoir la fin de l'éligibilité des ETF synthétiques exposés hors Europe, au PEA.
Le sénateur de la Côte-d'Or, président du groupe macroniste au Palais du Luxembourg, est décédé mercredi 19 août au CHU de Dijon. Il était âgé de 83 ans.
SERIE. Pour l'Opinion, notre chroniqueur Bernard Quiriny a rouvert des essais politiques d’hier à aujourd’hui, des classiques incontournables aux livres de circonstance oubliés