Le dollar risque de perdre beaucoup d’attrait aux yeux des créanciers du monde entier
Eric Bourguignon, directeur général adjoint de CCR Gestion
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Violaine Le Gall
L’Agefi : Les programmes de la Fed et du Trésor américain risquent-ils de peser sur le dollar à long terme ?
Eric Bourguignon : Ce qui est déterminant dans la valeur d’une monnaie à long terme c’est sa faculté à préserver le pouvoir d’achat de ceux qui la détiennent. Or le dollar est la monnaie d’un pays dont l’endettement va exploser et qui a récemment choisi de recourir à la planche à billets pour relancer son économie. Il risque donc de perdre beaucoup d’attrait aux yeux des créanciers du monde entier, ce qui devrait l’entraîner sur une pente glissante. L’administration américaine, qui est visiblement bien décidée à faire un usage immodéré de tous les leviers de politique économique à sa disposition, ne serait sans doute pas fâchée de voir le billet vert se déprécier.
La volatilité élevée sur le marché des changes va-t-elle perdurer ?
La volatilité restera élevée sur le marché des changes, comme sur les autres marchés, tant que les incertitudes resteront aussi fortes sur l’issue de cette crise. Entre les problèmes aigus de balance de paiements de certains pays, les politiques de dévaluation compétitive que d’autres pourraient être tentés de mener, et le risque de désaffection que certaines monnaies encourent, nombreux sont en effet les motifs susceptibles de créer de l’animation sur le cours des devises dans les mois à venir. Il sera d’ailleurs particulièrement intéressant de surveiller la parité yuan/dollar dont la relative stabilité pourrait être remise en cause si la Chine décidait de recentrer son modèle de développement sur la demande intérieure plutôt que sur l’export à la veille d’un ralentissement du commerce mondial.
Le groupe sud-coréen a relevé son objectif de redistribution au-delà de 50% de sa génération de trésorerie sur trois ans, anticipant le calendrier qu'il s'était fixé fin 2024. Il revendique ainsi la plus importante annulation d'actions propres de l'histoire pour une société cotée à Séoul.
Les marchés actions asiatiques ont enregistré mercredi leur pire séance depuis fin juillet, dans le sillage de Wall Street, affectés par la chute des valeurs du secteur des semi-conducteurs et les tensions sur les marchés de taux.
Le rachat de la banque régionale américaine sera finalisé ce jeudi 20 août. Avec cette opération, Santander entend changer d’échelle et rivaliser avec les géants du secteur.
Le lancement par Defiance ETFs du premier ETF américain dédié à la robotique humanoïde chinoise (CROB) met en lumière une domination désormais écrasante de Pékin sur ce marché naissant.
Un fournisseur d'équipements de production pour des studios de cinéma a été repris par ses créanciers après un défaut de paiement sur sa dette, a appris le Financial Times. La branche de crédit privé de BlackRock, HPS Investment Partners, ainsi que le spécialiste de la dette décotée Oaktree Capital, figurent parmi le groupe de créanciers ayant pris le contrôle la semaine dernière de MBS Group, selon des personnes proches du dossier. Les précédents propriétaires du groupe, Hackman Capital Partners et Affinius Capital, sont sortis du capital à l’occasion de cette opération, ajoutent ces sources. Hackman Capital et Affinius avaient racheté MBS en 2019 à Carlyle pour 650 millions de dollars.
Le compte à rebours est peut-être lancé pour les ETF World, S&P 500 et Nasdaq logés dans le PEA. Une note interprofessionnelle du 24 juillet 2026 laisse entrevoir la fin de l'éligibilité des ETF synthétiques exposés hors Europe, au PEA.
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SERIE D’ETE (3/5). Deux droites, une même étiquette, mais parlent-elles vraiment la même langue ? Entre Les Républicains français et le Parti républicain américain, les lignes bougent, se croisent et parfois s’opposent