Le cycle de hausse des taux américains pourrait s’accélérer
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Philippe Mudry
Cette fois, le marché y croit : au-delà de la hausse des taux d’un quart de point attendue mercredi de la Réserve fédérale, 2017 sera placée sous le signe d’un resserrement monétaire marqué.
De 0,5%, le taux de référence de la FED passera donc à 0,75% après-demain pour atteindre 1,75% dans un an : soit trois hausses supplémentaires à attendre en 2017, d’un quart de point chacune.
Cela correspond à une forte accélération du cycle de hausse des taux amorcée voici un an, avec une remontée unique d’un quart de point pour la première fois depuis 2008.
Ce ne sont pas les données de l’économie elle-même qui justifient le plus ce changement fort de perspective pour les investisseurs.
Les principaux indicateurs sont certes bien orientés, qu’ils concernent l’activité et surtout l’emploi, avec un chômage tombé à un niveau historiquement faible à 4,6% de la population active.
Mais ce sont plutôt les anticipations des effets prévisibles de la relance Trump qui trouvent leurs conséquences dans les prévisions de taux.
Pour ce qui est de la croissance, c’est le grand point d’interrogation car personne n’a la moindre idée de la manière dont le nouveau président va mettre son plan en musique.
S’agissant en revanche de l’inflation sous-jacente, hors énergie, bien qu’elle ne donne pas de signe inquiétant, le marché anticipe son accélération, notamment du fait de la relance budgétaire et de l’accord récent à l’OPEP qui a stimulé les prix du brut.
Logiquement, les investisseurs ont au pas de charge revu largement leurs allocations d’actifs.
En faveur des actions bien sûr, mais aussi de la dette à taux variables, notamment d’entreprise, qui permet de se prémunir contre le risque de remontée de l’inflation.
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