Le Crédit Mutuel Arkéa prend 45% de Primonial, et Naxicap en sort
L’opération, prévue en fin d’année avec la conversion d’obligations convertibles, devrait aussi permettre l’entrée d’un autre investisseur
Publié le
Amélie Laurin
Un an après le décès du fondateur de Primonial, sa succession est désormais réglée mais la recomposition du capital reste en marche. En attendant l’arrivée d’un autre investisseur tiers, l’opération annoncée hier par le groupe de gestion d’actifs et le Crédit Mutuel Arkéa «nous permet de racheter les parts des héritiers de Patrick Petitjean, de quelques anciens cadres et de Naxicap», explique Humbert de Fresnoye, directeur général délégué de la banque mutualiste bretonne.
Entré en négociations exclusives en début d’année, le Crédit Mutuel Arkéa conservera au bout du compte 45% du capital, mais pas la majorité «pour préserver l’indépendance de Primonial».
Face aux dirigeants actuels qui gardent 30% des parts, la banque est devenue potentiellement actionnaire à 70% en reprenant les 40% de la famille dirigeante et d’autres co-fondateurs et les 30% de Naxicap (entré en 2010 à 25%, pour 15 millions d’euros selon Capital Finance). Pour ce nouveau tour de table, «nous avons émis hier des obligations convertibles représentant 70% de la valeur de notre capital», détaille Stéphane Vidal, directeur général de Primonial. Elles ont été entièrement souscrites par le Crédit Mutuel Arkéa et seront converties en actions d’ici à la fin de l’année. «Arkéa gardera alors 45% du capital et cédera les 25% restants à un autre futur actionnaire poursuit le patron de Primonial. Cette double opération nous permet d’offrir les mêmes conditions de sortie à tous les actionnaires de façon simultanée et de nous laisser du temps pour bien choisir le tiers investisseur».
Ce futur actionnaire minoritaire pourrait être «un industriel du secteur avec des compétences complémentaires à celle des Primonial, par exemple dans l’immobilier européen», indique Humbert de Fresnoye. Stéphane Vidal n’exclut pas l’option fonds d’investissement, à condition de pouvoir développer des synergies en matière de gestion ou de distribution, comme il le fait déjà avec le Crédit Mutuel Arkéa.
Primonial gère ou conseille 7 milliards d’euros en immobilier, assurance vie et valeurs mobilières. Il vise 18 milliards d’euros en 2018 par sa seule croissance organique, mais souhaite reprendre une politique active d’acquisitions, comme ces dernières années (W Finance, Sport Invest, Roche-Brune Asset Management). A 2,5 milliards l’an dernier, sa collecte brute atteint déjà «1,3 milliard depuis janvier», selon Humbert de Fresnoye.
Alliant blockchains privées et publiques, les banques et d'autres acteurs des marchés financiers testent différentes infrastructures pour s'essayer à la tokenisation. La blockchain Canton semble les attirer particulièrement.
L’Agence internationale de l’énergie (IEA) a averti que l’absence d’avancées sur la fermeture du détroit d’Ormuz pourrait faire entrer le marché en «zone rouge» cet été à cause de la réduction rapide des stocks.
Pour renforcer sa sécurité économique, l’Europe cherche à diversifier ses sources d’approvisionnement et à nouer de nouveaux partenariats. Elle doit notamment signer une alliance commerciale renouvelée avec le Mexique.
Le groupe de défense allemand est revenu sur le marché obligataire jeudi 21 mai pour la première fois depuis 2010 avec une émission de 500 millions d’euros ayant attiré près de 6 milliards d'euros de demandes au pic, dans un marché très réceptif.
S’exposer aux marchés américains ou spéculer contre l’économie tout en bénéficiant d’un avantage fiscal. Voilà la promesse faite depuis quelques années par les principaux fournisseurs d’ETF.
Gabriel Attal et Edouard Philippe se rejoignent sur un point : il faut dénicher des figures neuves pour tourner la page d'une décennie de macronisme. Même s'ils ne parient pas sur la même méthode
Candidat potentiel mais pas candidat déclaré, le Garde des Sceaux avance ses positions sur l'immigration pour peser dans le débat de l'élection présidentielle
Electeurs et candidats sont suspendus à ce paradoxe inédit : la qualification du RN au second tour tient de la quasi-certitude alors que l'identité de son candidat reste inconnue