Le Crédit Agricole réfléchit à la place du Livret A dans sa gamme d'épargne
La banque a présenté hier sa nouvelle campagne, incluant notamment une assurance-vie destinée aux clients jeunes ou plus modestes
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Annelot Huijgen
« Le Livret A devra trouver sa place dans notre offre, mais nous n’avons pas d’approche monoproduit », explique Hugues Brasseur, directeur du marché des particuliers chez Crédit Agricole SA (Casa). Le produit, qui doit être banalisé cette année, ne figure pas encore dans la campagne sur l’épargne que la banque a lancée hier pour « renforcer son positionnement » en prenant en outre les nouvelles réglementations bancaires en compte, comme la MIF et le code de bonne conduite du rapport Delmas-Marsalet. Casa attend toujours des précisions sur la date d’entrée en vigueur de la réforme, qu’elle estime à fin 2008, et sur les conditions de distribution, mais Hugues Brasseur prévoit que le groupe « devrait tout naturellement retrouver (sa) part de marché », à savoir un tiers des comptes.
Le Livret A, majoritairement détenu par une clientèle plus modeste, ne devrait en tout cas pas faire de véritable concurrence au « petit dernier de la gamme », assure Jean-Yves Hocher, directeur général de Predica et directeur de Crédit Agricole Assurances. Baptisée « Cap Découverte », cette assurance-vie en unités de compte avec un horizon de huit ans est destinée à une « clientèle grand public voire très grand public », explique Jean-Yves Hocher (lire L’Agefi du 2 août 2007). Le ticket d’entrée se veut « le plus bas du marché » (15 euros pour les moins de 25 ans, sinon 20 euros), le versement mensuel minimum étant de 20 euros par mois, investis dans des fonds, au choix, plus ou moins risqués. Avec un taux de lancement de 4 % les trois premiers mois, le Crédit Agricole compte sur 300.000 contrats à la fin de l’année.
« 2008 sera l’année d’un retour à la normale en matière d’épargne, avec une croissance naturelle de la collecte de 5 à 6 % et non plus à deux chiffres », prévoit par ailleurs Jean-Yves Hocher. Après une année 2006 marquée par les transferts de PEL et une année 2007 impactée par les transferts Fourgous, la vente devrait pourtant être meilleure que l’année précédente (480.000 produits d’épargne vendus contre 700.000 en 2006) : « le réseau était en attente de cette nouvelle assurance-vie après la disparition de son prédécesseur Confluence », assure le directeur de Predica. En 2007, la collecte totale a été d’environ 20 milliards d’euros chez Crédit Agricole, dont 12,7 milliards grâce aux assurances-vie.
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